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Forum Afrik  |  Société  |  Economie  |  Fil de discussion: Comment financer la gratuité de l'école en Afrique
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Auteur Fil de discussion: Comment financer la gratuité de l'école en Afrique  (Lu 1841 fois)
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« le: 01 Juillet 2009 à 17:33:58 »
coachy
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Bonjour à tous,
c'est avec émotion que je lance mon premier fil de discussion sur le forum.

Comment financer la gratuité de l'école en Afrique?

Par l'impôt, me répondrez vous. Cependant il ne faut pas oublier qu'une grande partie de l'économie dans les pays africains appartient au secteur informel. Une levée d'impôt (à l'exemple d'une taxe d'apprentissage) aura donc à mon avis un effet très limitée. En effet pour lever suffisament de fonds, nos Etats devront faire supporter aux entreprises du secteur formel (par opposition au secteur informel) des charges supplémentaires qui risquent soit de les fragiliser, soit de faire supporter cette taxe in fine au consommateur lambda (les entreprises répercuteront intégralement l'effet de cette taxe sur le prix de produits ou prestation). Cette levée d'impôt serait aussi contraire aux politiques d'incitations fiscales menées par nos Etats afin d'encourager l'investissement privé. Pourtant l'importance d'avoir une école publique, gratuite et de qualité, dans nos pays ne fait aucun doute. Comment devons nous procéder?

Cher(e)s ami(e)s, cher(e)s économistes en herbe, avez vous des solutions à proposer? des mécanismes de financement nouveaux?
N'hésitez pas!!!! 
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« Répondre #1 le: 01 Juillet 2009 à 20:09:01 »
Chaton
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Coachy
Qu'est-ce que la gratuité de l'école ?

Les enseignants, les agents administratifs, les infrastructures, les manuels scolaires, les transports... c'est cela la structure des coûts de l’éducation
Donc que doit-on privilégier ?

Si on instaure la gratuité de l'école, cela a paradoxalement un cout et le premier est une détérioration de l'enseignement, car enseignants peu payés, classes surchargées ; donc s'instaure en parallçle un enseignement privé , les parents les plus aisés voulant un enseignement de meilleure qualité pour leurs enfants

Nous sommes face à une très grande complexité ..... Grin Grin
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« Répondre #2 le: 01 Juillet 2009 à 21:35:45 »
coachy
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Et bien chère Chaton,
tu as tout de suite saisi la complexité du problème. Je n'espérais pas rentrer aussi vite dans le vif du sujet. Smiley

Par gratuité de l'école, j'entends non seulement la gratuité de l'éducation (frais de scolarité), des manuels scolaires et dans l'idéal la gratuité des coûts indirects qui sont générés. Ces coûts indirects se composent des coûts de transport, la cantine le midi etc...
A mon avis on doit privilégier la gratuité des frais de scolarité et des manuels scolaires tout en investissant dans des infrastructures afin d'éviter de se retrouver avec des classes trop surchargées et donc une qualité d'enseignement moindre.

Citation
Si on instaure la gratuité de l'école, cela a paradoxalement un cout et le premier est une détérioration de l'enseignement, car enseignants peu payés, classes surchargées ; donc s'instaure en parallçle un enseignement privé , les parents les plus aisés voulant un enseignement de meilleure qualité pour leurs enfants

C'est justement cette baisse de la qualité de l'enseignement qu'il faut éviter; et si les plus aisés ont les moyens de payer à leurs enfants des écoles privés libre à eux. Ce n'est pas très grave, que l'enseignement public soit de moins bonne qualité (par rapport à l'enseignement privé) tant qu'il conserve une qualité minimum donnant à chacun sa chance. Cette qualité minimum reste bien sûr à définir.
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« Répondre #3 le: 02 Juillet 2009 à 00:08:33 »
Chaton
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C'est justement cette baisse de la qualité de l'enseignement qu'il faut éviter; et si les plus aisés ont les moyens de payer à leurs enfants des écoles privés libre à eux. Ce n'est pas très grave, que l'enseignement public soit de moins bonne qualité (par rapport à l'enseignement privé) tant qu'il conserve une qualité minimum donnant à chacun sa chance. Cette qualité minimum reste bien sûr à définir.

Coachy c'est sur ce point que je ferai porter mon désaccord ; "si les plus aisés ont les moyens de payer à leurs enfants des écoles privés libre à eux. Ce n'est pas très grave"
Si les parents, quelle que soit leur classe sociale, envoient leurs enfants dans les écoles publiques, la qualité de l'enseignement pourra être garantie , en cela que, les plus aisés des parents apporteront une contribution pécunière plus importante aux frais de scolarité ! S'en suivront des emplois d'enseignants en plus grand nombre et qui dit enseignats nombreux - et qualifiés-, dit qualité de l'enseignement en évitant en tout premier lieu les classes surchargées ! et manuels scolaires pour tous

Tout ce qui concerne les infrastructures et éventuellemnt les transports me semblent relever des Etats
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« Répondre #4 le: 02 Juillet 2009 à 10:29:53 »
coachy
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Chaton, avec ta citation tu me fais dire des choses que je n'ai pas dites. Mon idée complète était:

Citation
si les plus aisés ont les moyens de payer à leurs enfants des écoles privés libre à eux. Ce n'est pas très grave, que l'enseignement public soit de moins bonne qualité (par rapport à l'enseignement privé) tant qu'il conserve une qualité minimum donnant à chacun sa chance. Cette qualité minimum reste bien sûr à définir.

Le fait de couper le paragraphe après "Pas très grave" change fondamontalement le sens de ce que j'affirme.

Tu parles aussi de contribution pécunière (à l'école publique) des parents les plus aisés, mais dans ce cas où serait la gratuité de l'école?
Pour moi la gratuité de l'école publique, doit être instaurée pour tous. Peu importe la classe sociale des élèves aucune contribution pécunière ne doit être demandée. Je répète donc ce que j'avais dit: si certains souhaitent que leurs enfants aillent dans des écoles privées libre à eux. En effet l'instauration d'un enseignement privé payant, n'altérera pas la qualité de l'enseignement plubic si les moyens de financements adéquats sont mis en place. De plus le niveau des enseignants du CP1 et la 3ème (par exemple) étant plutôt homogène la fuite des meilleurs enseignants vers le privé aura un effet marginal.

Qu'est que t'entends toi par "gratuité de l'école publique"?

PS: ce que j'aurais dû préciser mon premier post, c'est qu'il s'agit ici du financement de la gratuité de l'école publique qui est à mon sens à la charge des Etats aussi bien pour le coût de l'enseignement que pour les coûts indirects.
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« Répondre #5 le: 03 Juillet 2009 à 14:05:51 »
Chaton
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Chaton, avec ta citation tu me fais dire des choses que je n'ai pas dites. Mon idée complète était:

Citation
si les plus aisés ont les moyens de payer à leurs enfants des écoles privés libre à eux. Ce n'est pas très grave, que l'enseignement public soit de moins bonne qualité (par rapport à l'enseignement privé) tant qu'il conserve une qualité minimum donnant à chacun sa chance. Cette qualité minimum reste bien sûr à définir.

Le fait de couper le paragraphe après "Pas très grave" change fondamontalement le sens de ce que j'affirme.


Désolée ... ce hiatus est du à ma réponse trop rapide  Cry Cry Cry

Comment financer une école publique gratuite ? ........ Undecided Undecided Undecided



Pour l’Afrique subsaharienne on estime que la généralisation du primaire demanderait un total de 25 milliards $ sur 10 ans, soit en moyenne 2,5 milliards $/an; dans une étude sur 6 pays (Burkina Faso, Guinée, Mali, Niger, Sénégal, Tchad),on a  évalué les ressources additionnelles nécessaires à 730 millions $pour la période 2000-2015, soit 49 milliotns/ an, le reste devant être financé par les États.

On peut envisager plsuieurs possibilités ( sachant que jusqu'à présent elles ont quasiment échoué ou ont donné des résulats très insuffisants)

Dans ton 1e post tu parles des impöts ! cela paraît évident mais ce qui l'est moins c'est le recouvrement des impôts !! et c'est là que le bâts blesse .... dans une très grandre majorité les foyers qui doivent payer des impöts .... ne les paient pas !!

Autre possibilité : baisser le salaire des enseignats ...... Grin Grin

La baisse du salaire absolu des enseignants, la réduction de leurs effectifs par l’augmentation du ratio élèves/enseignant ou de l’accroissement des classes à multi niveaux ou l’embauche d’enseignants non titulaires, généralement moins qualifiés et souvent en position difficile pour négocier leurs conditions de travail et de rémunération dans des environnements conjoncturels très défavorables caractérisés par un chômage important, notamment parmi les diplômés, sont autant de méthodes qui ont été appliquées à des degrés divers dans la presque totalité des pays d’Afrique. Le résultat en termes de coûts unitaires a été positif, mais en termes de motivation et de présence, il est très négatif

L’enseignement primaire est le moins coûteux de tous les cycles d’enseignement, qu’il s’agisse des dépenses en capital (construction et équipement des locaux) ou des dépenses courantes (salaires des enseignants, administration, matériel pédagogique)

Instaurer au niveau de l'Etat une véritable décentralisation ?
dans les milieux ruraux ou les plus éloignés des capitales, les maires ou les circonscriptions administratives voudront-ils allouer une plus grande part de leur budget à l'école?

Autre possibilité : mobiliser les ressources privées ? En plus des droits scolaires, la contribution du secteur privé au financement de l’éducation pourrait comprndre des dépenses courantes comme les livres et fournitures scolaires, les transports, les repas, l’équipement et la maintenance des salles de classe ( ça a lieu au Cameroun, eu burkina)

Et en dernier lieu , je vois les financements extérieurs  Undecided Undecided Grin Grin
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« Répondre #6 le: 03 Juillet 2009 à 16:51:29 »
mwalimu
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Bonjour à tous,
c'est avec émotion que je lance mon premier fil de discussion sur le forum.

Comment financer la gratuité de l'école en Afrique?

Par l'impôt, me répondrez vous. Cependant il ne faut pas oublier qu'une grande partie de l'économie dans les pays africains appartient au secteur informel. Une levée d'impôt (à l'exemple d'une taxe d'apprentissage) aura donc à mon avis un effet très limitée. En effet pour lever suffisament de fonds, nos Etats devront faire supporter aux entreprises du secteur formel (par opposition au secteur informel) des charges supplémentaires qui risquent soit de les fragiliser, soit de faire supporter cette taxe in fine au consommateur lambda (les entreprises répercuteront intégralement l'effet de cette taxe sur le prix de produits ou prestation). Cette levée d'impôt serait aussi contraire aux politiques d'incitations fiscales menées par nos Etats afin d'encourager l'investissement privé. Pourtant l'importance d'avoir une école publique, gratuite et de qualité, dans nos pays ne fait aucun doute. Comment devons nous procéder?

Cher(e)s ami(e)s, cher(e)s économistes en herbe, avez vous des solutions à proposer? des mécanismes de financement nouveaux?
N'hésitez pas!!!! 
Mon frere, ou ma soeur,

Je pense ke d'abord, chaque pays africain a ses spécificités économiques. par exemple, au Gabon ou en Angola et même au Congo-Brazzaville, l'éducation peut être entièrement gratuite jusk'au collège ou lycée avec les seules rentes pétrolières, vu que dans ces pays la population n'est pas nombreuse.au Gabon, il y a moins de 4 millions d'habitants, de même qu'au Congo voisin. c'est ce ki est de certains pays à tres forts potentiels économiques ou énergétiques que je connais. en Lybie, si je ne m'abuse la scolarité et les soins sont gratuits pour les nationaux.... Je pense en définitive ke cette possibilité de gratuité de l'éducation est propre à chaque pays. il y a une cinquantaine de pays, et tellement de problèmes ke l'on pense identiques, mais au fond...... Cry
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Comme l oiseau s echappe,comme l hirondelle s envole,Ainsi la malediction sans cause n a point d effet.LA BIBLE,prov.26,2.
« Répondre #7 le: 07 Juillet 2009 à 22:24:48 »
coachy
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Salut à vous,

A mwalimu,
pour commencer je suis un mec. Ensuite je en suis pas venu chercher sur ce forum une solution ou une recette miracle, qui pourra s'appliquer aux 53 Etats Africains. Chaque pays a ses spécificités comme tu le dis, mais aussi des similitudes. J'aimerais enrichir ma réflexion en dégageant de nouvelles grandes pistes. Je pense que si j'avais appelé ce fil de discussion " Comment financer l'école public en Cote d'Ivoire, nombreux sont ceux qui passeraient leur chemin.

Chaton, merci pour tes chiffres.
j'aimerais savoir si les montants annoncés, sont des montants par pays ou pour l'ensemble des pays dans lesquels l'étude a été réalisé.
Voici ce que je pense des solutions que tu as énoncée (au fait je les déjà envisagées, mais j'ai buté à chaque fois sur quelque chose):
  • Les impôts: on tous les deux d'accord, que ça ne marche parce que nos pays de sont pas capables de recouvrer assez d'impôt. En plus vu les montants que tu énonces, j'y crois encore moins.
  • La baisse absolu des salaires des enseignants: ça c'est pour envoyer les palabres dèh!! Déjà que les enseignants sont en grève une semaine sur deux (là je parle de la Côte d'ivoire), tu imagines ce que ça va donner si on baisse leur salaire? En plus je crois que ça va vraiment affecter négativement la qualité de l'enseignement.
  • La décentralisation: avec cette solution on déplace transfère juste le problème de l'Etat central aux collectivités territoriales. 
  • Les aides extérieurs: j'y suis un peu allergique. D'autant plus que nos dirigeants, ne vont pas hésiter à se servir comme à leur habitude. Mais à mon sens ça reste la solution la viable.
  • La mobilisation des ressources privées: j'aime bien l'idée de la participation du secteur privé, en nature, au financement de l'école

Mais et si, on faisait un mix de toutes ces solutions?
On pourrait d'abord mettre en place des frais de scolarité proportionnels au revenu des parents. Pour chaque élève, on fixerait des frais de scolarité en fonction de la fiche d'imposition des parents. Cela va encourager une partie de la population à aller déclarer ses revenus et permettre de lever un peu plus d'impôt. Cependant je pense que l'effet d'une telle mesure dans les zones les plus rurales sera très faible.
On pourrait aussi créer une taxe sur les paquets de cigarette et sur l'alcool (personne n'y voit d'inconvénient n'est-ce pas?). Bon les fumeurs ne seront pas très contents, mais disons que c'est pour la bonne cause. Au fait je pense que la solution réside dans la mise en place de taxes et/ou d'impôts indirects. Par exemple prélever, 0,01% du montant des exportations de matière premières, où du montant des échanges commerciaux...

Je réfléchis aussi sur un partenarait public-privé. Mais j'ai du mal à imaginer comment quel serait l'intérêt des entreprises privés de financer la gratuité de l'école. En effet la formation est un investissement à très long terme alors que les entreprises ont plutôt une vision à court-moyen terme. L'autre obstacle considérable étant de démontrer à une entreprise qu'elle aura des retours sur investissement. Enfin le coup de glaive que porte à ma propre idée, c'est la visions des libéraux qui affirmeront que l'éducation relève avant tout du rôle de l'Etat. Ils n'ont pas tort mais le fait est que nos Etats n'y arrivent pas.

Bref, je continue à cogiter et je reviendrais...
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« Répondre #8 le: 08 Juillet 2009 à 16:10:27 »
Chaton
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Salut à vous,


Chaton, merci pour tes chiffres.
j'aimerais savoir si les montants annoncés, sont des montants par pays ou pour l'ensemble des pays dans lesquels l'étude a été réalisé.


Cela concerne l'ensemble des pays où l'enquête a été réalisée
C'est peu sur 53 pays mais cela donne déjà un ordre de grandeur

Citation
Voici ce que je pense des solutions que tu as énoncée (au fait je les déjà envisagées, mais j'ai buté à chaque fois sur quelque chVose):


•La baisse absolu des salaires des enseignants: ça c'est pour envoyer les palabres dèh!! Déjà que les enseignants  sont en grève une semaine sur deux (là je parle de la Côte d'ivoire), tu imagines ce que ça va donner si on baisse leur salaire? En plus je crois que ça va vraiment affecter négativement la qualité de l'enseignement.


C'était une piste mais tout comme toi on est parfaitement conscients que ça ne peut fonctionner ! tu parles des grèves des enseignats en CI, comme je pourrais te parler de celles au Sénégal, au Mali, au Cameroun, etc ....
Sous-payés les enseignants ne voudont donner un enseignement de qualité, ce qu'il leur est déjà très difficile de donner étant donné le manque de fournitures, matériel et infrastructures

 Soit on veut un enseignement pour tous, soit on veut un enseignement de qualité qui laissera sur le bord du chemin certains enfants; mais cet enseignement de qualité sera en phase avec l'économie mondiale concurrentielle. A terme c'est important qu'il y ait formation d'un capital humain qui permettrait l'insertion des pays africains dans l'économie mondiale
 
L'enseignement primaire est primordial et doit etre accessible à tous; même si cela peut paraître inégalitaire, je pense qu'ensuite dans le secondaire les frais de scolarité peuvent être augmentés , mais à nouveau il faut les réduire dans le supérieur puisque c'est à partir de là que sont formés les enseignants

Citation
•La décentralisation: avec cette solution on déplace transfère juste le problème de l'Etat central aux collectivités territoriales.  

 
Avec la décentralisation, il me parait qu'on a un meilleur suivi des dépensesainsiqu'une meilleure répartition des budgets alloués ; les régions les plus pauvres et les plus éloignées sont alors aidées par les autres; la centralisation favorise toujours les capitales et les centres urbains les plus importants et "oublie" les régions rurales ou les plus reculées du pays

Citation
On pourrait aussi créer une taxe sur les paquets de cigarette et sur l'alcool (personne n'y voit d'inconvénient n'est-ce pas?). Bon les fumeurs ne seront pas très contents, mais disons que c'est pour la bonne cause. Au fait je pense que la solution réside dans la mise en place de taxes et/ou d'impôts indirects. Par exemple prélever, 0,01% du montant des exportations de matière premières, où du montant des échanges commerciaux...


Aucun inconvévient pour le tabac et l'alcool  Wink Wink Wink ( de plus c'est bénéfique au niveau santé)
Tu reviens quasiment au point de départ car même indirects ces impôts nous ramèment au niveau de l'Etat , donc à une centralisation

Citation
Je réfléchis aussi sur un partenarait public-privé. Mais j'ai du mal à imaginer comment quel serait l'intérêt des entreprises privés de financer la gratuité de l'école. En effet la formation est un investissement à très long terme alors que les entreprises ont plutôt une vision à court-moyen terme. L'autre obstacle considérable étant de démontrer à une entreprise qu'elle aura des retours sur investissement


le retour sur i,vestissement devrait être pensé à long terme ; des enfants ayant pü s'instruire  entreront un jour "sur le marché" et contribueront au développement des entreprises et donc de leur pays ! Mais là , je crois que les premières leçons devront être données aux entreprises .... Wink Cheesy Cheesy cela demande une certaine audace pour que intellectuellement parlant se fasse l'assimilation d'une telle prospective ..... Undecided

 

P.S.Pour un approfondissement du problème de l'éducation en Afrique, je te donne des liens


http://siteresources.worldbank.org/AFRICAEXT/Resources/no_6.pdf
 
http://siteresources.worldbank.org/AFRICAEXT/Resources/chance_learn_fr.pdf   ... oui 104 pages à lire !  Wink
 
 
http://siteresources.worldbank.org/AFRICAEXT/Resources/chance_learn.pdf  (en anglais)
 
 


Journalisée
« Répondre #9 le: 12 Août 2009 à 02:41:19 »
Rasebarbes
Invité

N´étant pas familier avec l´Afrique , comme bon nombre d´africains du forum et les français qui y font la navette , sans doute pour poser les bases d´une nouvelle Afrique Française , je n´émettrai que quelques observations sur le topic de la gratuité de l´enseignement .

La gratuité de l´enseignement , dit le bonhomme Coachy ? Mais pourquoi devrait-il en être ainsi ? Est-ce une espéce de droit naturel , dont bénéficieraient de par leur naissance et existence , les gens de tous les pays de la planéte ?

Est-ce une pratique , liée aux démocraties libérales de pays riches ,disposant des ressources fiscales assez importantes et de la rente que leur procure l´exploitation semi-coloniale des pays de la périphérie ?

Si c´est ainsi , les pays du continent africain qui ne font pas partie des pays du centre et ne disposant pas d´une rente venant de l´exploitation des pays semi-colonisés , ne sont évidement pas en mesure de financer une éducation gratuite pour leurs ressortissants .

L´éducation gratuite , est-ce tout simplement un service public dont bénéficient en premier lieu les industries , la bureaucratie qui fait fonctionner l´état , les investissements directs étrangers , pour le recrutement d´une main-d´oeuvre qualifiée et donc devrait être astreints á la financer par des taxes ?

Alors , on poserait là , un probléme d´économie politique et une question de politique fiscale . Ceux qui bénéficient de la préapration d´une main-d´oeuvre scolarisée et qualifiée pour certaines tâches doivent-ils financer l´éducation par les taxes sur les dividendes , les profits et les actions détenues et le patrimoine des sociétés .

Les gouvernements sont-ils prêts á assumer le cout politique d´une mesure aussi impopulaire que ces véritables "levées" fiscales sur les entreprises , les hommes d´affaires pour financer l´éducation des ressortissants d´un pays du primaire jusqu´á l´université , avec des bourses-salaires pour les élèves et les étudiants ?


On pourrait aussi penser , pour rendre l´éducation gratuite dans le monde entier , à un pourcentage obligatoire , déduit des recettes miniéres , et pétroliéres -l´Afrique dans ce cas est gâtée- qui devrait être obligatoirement versé á un fonds des Nations-Unies et qui serait réparties de façon équitable entre tous les pays du centre , comme de la périphérie afin de financer une partie importante du budget éducatif des pays de la planéte.


Mais l´éducation gratuite est avant tout un probléme politique lié à la volonté des gouvernements et des élites sociales et politiques d´avoir des masses scolarisées ; ce qui est incompatible avec l´exploitation de travailleurs sous-qualifiées et les régimes politiques oppressifs . Le jour où par exemple , le niveau scolaire moyen de tous seraient le bac , par exemple , il serait impossible de manipuler le vote démocratique , d´avoir disponible une main-d´oeuvre taillable et corvéable á mercu et les pays du centre ne pourraient plus "installer" des présidents , á leur dévotion dans les pays de la périphérie . ceux-ci ne dureraient pas plus de 24 heures !

Pour finir , je crois que l´éducation gratuite , est plutot la marque des régimes socialistes . et donc il faudrait plus de régimes socialistes , car le socialisme vise précisément le bien-être de la collectivité , à partir de la scolarisation effective des futurs citoyens afin de les rendre aptes á servir la collectivité .
Journalisée
« Répondre #10 le: 08 Janvier 2010 à 19:05:58 »
Beowulf
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A priori la gratuité de l'école en afrique (enfin au cameroun) se finance de cette manière :

"Selon les enquêteurs, au cours de son passage au ministère de l’Education de Base, Mme Adama ne procédait pas au reversement des taxes prélevées auprès des usagers. Elle aurait passé des marchés pour la construction des écoles fictives et des projets fictifs d’informatisation des écoles et autres délégations relevant de son Ministère…"

http://www.afrik.com/article18404.html
Journalisée
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