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Détendez vous avec un poète Haïtien qui adore l'Afrique. Juste quelques poésies
Poète et Poésie Témoignage en fait foi! En déplaise, qui veut! Le poète est élu au rang des mages et des dieux À l’étoffe étoilée des géants et des titans Ayant la clé du mystère de l’espace et du temps La clé du mystère de l’invisible La clé du mystère du visible La clé du mystère d’ici bas La clé du mystère de l’au-delà Le poète traduit l’indescriptible, l’inaudible, l’indicible Dans un langage d’un vocabulaire limpide et perceptible La pénombre de tout mystère Devient clarté, devient lumière. Je suis un sociologue doublé d’un poète Mais pas une raison de m’enfler la tête. Là où la sociologie s’arrête, la poésie continue la route Et ceci sans tomber victime de la peine d’être en déroute Science et la théologie où elles s’arrêtent Prend aussitôt la relève la poésie du poète Science et religion se fixent des limites définies Le fini et l’infini sont matières de la poésie La poésie est l’expression du total et de l’absolu Qui se veut l’art du connu et de l’inconnu Qui saisit la paille et le fond des choses Embellis, sculptés en art que le poète expose Point de mire au cœur, à l’âme, à l’œil Objet de séduction à la magie des merveilles L’univers entier depuis l’inertie jusqu’à la vie De l’indicible à l’inaudible est présent dans la poésie Le religieux dans l’esprit pour devenir plus spirituel Jette le sens comme le charnel au fond de la poubelle Le poète le ramasse, en sert comme matière de poésie L’embellit, le sculpte en art, tout un chez d’œuvre inouï L’intellectuel veut cultiver l’intellect pour explorer la matière Et dédaigne l’émotion à travers les fibres de l’humaine chair Le poète l’accueille sans complexe, sans prétention Traduit la vibration de l’émotion en art digne de toute admiration La poésie c’est l’expression de tout présent en tout L’expression de l’esprit ou de la conscience comme atout L’expression du cœur, de l’âme, de l’être en toute existence. Choc! Le poète n’est pas un être conforme aux conventions Le poète est un être dont l’imagination le prédispose à la révolution Le poète pénètre les interdits, trifouille les tabous Les ouvre en offrant la clé de leur mystère à tous en tout La religion se dit avoir le monopole de l’invisible Source de péché, elle dédaigne la matière visible La science se dit avoir le monopole du monde visible En jetant dans la poubelle de la fiction le monde invisible. Pour le poète tout est possible, tout est prescriptible Et le monde invisible et le monde de la matière visible Il explore l’invisible et le visible traduit en art d’égale appréciation Où tout qui était objet de dépréciation devient objet d’admiration. Comment ne pas aimer les poèmes, la poésie et le poète Pour son œuvre totale, globale, absolue et complète Un poète un mage, un génie, un titan, un dieu Aveu excentrique! En déplaise, qui veut. 14 juillet 2009 HaÏti Richesse et lumière Dans les journaux ou médias des pays occidentaux L’image du pays d’Haïti se ramène à deux mots maux Coup d’états et pauvreté Le reste est du silence sacré Jamais vu! Dans le journal le Devoir Surprise! C’est toute une autre page d’histoire! Ce n’est ni la famine ni la violence Mais l’éclat d’une rosée qui scintille en toute magnificence Je tombe sur deux articles pleins de magie Un article intitulé« RICHESSES D’HAÏTI» Met l’artiste Jean Bélony Murat en honneur À travers ses chansons pacifiques et romantiques de toute lueur «J’ai une mission différente à l’étranger et ici J’essaie surtout de rehausser l’image de mon pays» Dit Le jeune chanteur au Devoir sur la route des frères. Il compte sur la performance musicale, véritable média populaire. Encore un autre article qui demeure une première : Émeline Michel : entre l’ombre et la lumière. Sur la photo, sa beauté était d’un éclat hors série Sourire radieux, dents blanches, lèvres velouteuses!de l’inouï! Impossible de la regarder sans que ne s’agitent les flots du désir, L’envie folle de l’adorer, de la contempler, voire de la conquérir Une femme qui se donne complètement sur un rythme enflammé Celle qui chante avec une profondeur très prononcée Celle qui ondule, serpente, tournoie sur elle-même Une femme magique saccageant les fibres à l’intérieur de nous-mêmes. Ici ce n’est pas de la candeur de beauté ni de la beauté angélique La femme c’est l’incarnation du charme envoûtant à l’hystérique L’exhalation de son charme agite les ondes du désir En transportant l’âme et le cœur jusqu’aux confins du délire Elle fait parler l’indescriptible, l’indicible et l’inaudible Dans la langue de l’extase, de la transe, de l’ivresse!C’est irrésistible! Avec le charme qui se dégage de la beauté de son visage ou corps physique Et de la beauté du mouvement de son corps et de son geste magique. La déesse maîtresse Erzulie n’est pas morte, elle est éternelle Aujourd’hui en Haïti, elle s’appelle Émeline Michel À travers les silhouettes de Jean Bélony Murat et d’Émeline Michel Le soleil brille, la lune luit, les étoiles constellent Le concert harmonieux des astres apporte de la magnificence au ciel d’Haïti Désormais on retrouve la fameuse Perle des Antilles, à savoir Haïti 13 juillet 2009 Ayiti cheri Lotrejou swa mwen fè yon rêv Ki dous tankou mango doudous Ki dous tankou siro myèl kap file nan gòj Ki dous tankou flè banda dizè kap degaje lodè Ki dous dous dous dous dous tankou dous lèt Mwen te wè lannuit nan somèy rèv mwen Yon bèl deyès bèl fanm zye lakansyèl Li te menm di mwen non li ki se Ayiti Cheri Mwen pantan koudfoud mwen tonbe damou Kòmanse fè bon jennjan galan pawòl dous ak jedou Chans mwen te briye tankou solèy manmzèl tonbe damou tou Nan gwo akolad jimo marasa lèv li te rankontre ak lèv mwen Tout kò mwen tap fè chèdepoul, tout kè ak nanm mwen tap fremi Briskeman li te kanpe, poze men sou pwatrin mwen fikse mwen drèt nan je Toudousman li louvri bouch li tonbe poze mwen kesyon Li di mwen eske wou se yon gason kanson total ki genyen yon rèv? Mwen te reponnm li tout rèv mwen se wou mwenm ak pou wou menm Li di mwen se yon fanm rèv dòmi nan rèv leve nan rèv mache nan rèv Si wou renmen mwen ak tout kè wou mache anba chapo rèv mwen : Aspirasyon mwen se Endepandans Ideyal mwen se libète Bi mwen se egalite Objektif mwen se fratènite Finalite mwen se linyon fè lafòs Destinasyon mwen se demokrasi Li te presize li di kè ak rèv mwen makònen fè yon sèl Kè mwen se Endepandans Lanmou mwen se libète Santiman mwen se egalite Emosyon mwen se fratènite Tandrès mwen se linyon fè lafòs Karès mwen se demokrasi Li di mwen ankò se tèt ki mennen kò, men se kò ki pote tèt Si pa genyen kò pa genyen tèt ni pa genyen rèv nonplis Kò mwen se matyè lajan Fòs mwen se ekonomi Kapasite mwen se aksyon travay Pouvwa mwen se mèt mwen ekzistans Mèt desten mèt lavni mèt lavi Conscience au cœur débout Ainsi pense le vieux poète Ainsi danse la réalité dans sa tête Ainsi qu’il voit les choses Vers ou poésie, roman ou prose Quand je plane mes regards explorateurs Sur la surface et les profondeurs De l’univers fugace en vogue Hélas! Je ne vois que la drogue Qui retient l’homme dans sa dépendance Du corps à l’esprit, en totale existence Qui retient l’homme dans sa dépendance De l’être à l’âme, en totale existence Ni rire, ni pleurer, il faut comprendre Disait Spinoza, vérité ou légende Cité par René Depestre dans un quotidien Pour commenter la malheur du peuple Haïtien Hélas! La drogue de la jouissance Jusqu’à l’extase de l’enivrance Pouvoir! Convoitise d’une place conquête d’une place Dicta!ourakes! rien que place pour laquelle tout s’efface Pouvoir tètsankò, président fantoche Le jouisseur ne vit que pour son ventre et sa poche Drogué, sourd, aveugle, ivre dans sa jouissance Il ignore peuple en souffrance de crise d’existence Sur la place toujours des banquets, toujours des convives Place de fête, les jouisseurs vivent et se ravivent En haut au pouvoir on fait son mandat dans la célébration de la vie En bas dans la masse le peuple vit dans le vide de la famine et de l’agonie Aussi hélas! La drogue de l’imaginaire Vide et labyrinthe d’un mystérieux univers Où le peuple se perd en permanence De tout son être, de toute son existence de toute son essence Il réussit à tenir l’alarme de l’espérance L’antidote à l’angoisse de la crise existentielle Qui fait oublier malheur et causes, famine et maux Toutan kou pa koupe, tèt espere mete chapo Yon jou pou chasè, yon jou pou jibye Yon jou na bon, tout sou kont papa Bondye Si van pa vire pilon, yon jou fòk sa chanje Jou ale jou vini, yon you na rive L’espoir apaise, certes, l’angoisse existentielle Mais il ne jette pas le mal à la poubelle L’homme s’exile dans le fond de l’imaginaire De mal au pire, le mal de l’homme enfonce dans la chimère. L’exil imaginaire grâce à l’antidote fait dormir Mais parfois crée des fantômes qui font peur et tressaillir Le fantôme des esprits maléfiques, malfaisants Waminui, baka, galipòt, katgore, sousoupannan lougarou, vennvendeng, sanpwèl, blennde, frize des méchants qui circulent la nuit pour manger, tuer, dévorer Le fantôme du mauvais sort, du mal surnaturel Qui fait la maladie est l’œuvre d’un criminel Que l’homme mange l’homme, l’homme tue l’homme par magie L’homme transforme l’homme en animal bœuf, cheval ou zombie Le fantôme guerrier du mensonge du mythe, du vide, de la fiction Qui fait vivre l’être dans l’antre nocif de la peur ou de la superstition Qui porte l’esprit à opter pour œil pour œil, mal pour mal Règne immoral de la vengeance, règne de violence infernale La croyance dans le mal surnaturel Fictive, mensongère et irrationnelle Plonge les hommes un océan de divisions Confiance cède la méfiance, obstacle à l’union Refus à notre devise : l’Union fait la force Méfiance rend impossible que l’union s’amorce Notre force s’estompe pour se convertir en faiblesse Nous voici sur l’autoroute expresse de la détresse Jadis à Hinche un bruit courait, qui rendait la ville folle : Un prétendu «sorcier» nommé Doqui a tué boss Arnold On assistait au meurtre le plus odieux! Un incendie! Une foule endiablée passait Doqui au feu, le brûlait en plein midi. La foule se mettait en liesse d’avoir réussi à tuer un «sorcier». Pouvait on faire réaliser à ces croyants superstitutieux profondés Que le «sorcier» relève du mensonge imaginaire le plus grossier? Le pauvre Doqui est mort pour rien, mal surnaturel a fait des meurtriers! Encore hélas! La drogue de l’émotion Qui enferme l’homme dans sa prison Où tout événement se vit dans l’émotion agitée ou calme Où la réalité se vit dans l’effluve éruptif du cœur et de l’âme L’âme et le cœur exposent leur fiel en une chevrotante vibration : Plainte, complainte, jérémiade, consternation, lamentation Affliction, désolation, imploration, indignation, apitoiement Chialer, rechigner, regimber, gémir, pâlir, un univers de tourments On reste seulement à s’apitoyer sur lugubre sort Sans décider de prendre même les moyens du bord Pour agir sur la course rapide de la réalité Dans l’optique d’une emprise sur le train de la destinée Le monstre cruel du présent dans sa rigueur affaisse Et l’on recourt à l’émotion qui vibre et confesse Parfois c’est le fantôme du passé qu’on réveille Pour parler du jadis, d’antan, du temps des merveilles Hé bien oui! Le fameux fantôme de la nostalgie Par laquelle on condamne le présent dans le déni On se branche sur la passé couvert ou digne de gloire Qui rapporte les exploits, les bons moments de victoire On se raffole des exploits mielleux de la jeunesse Apportant au cœur, à l’âme un baume de caresse Ainsi on parle de l’Haïti florissante de la Perles des Antilles Où l’ensemble de ses étoiles brillent, constellent, scintillent Pour nous sortir Haïti de l’antre du malheur, du fond du trou Il faut à chaque Haïtien une conscience au cœur débout Pour faire ensemble le grand voyage avec détermination Effort, courage et boussole, vers une même destination 11 juillet 2009
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