« Répondre #30 le: 18 Novembre 2009 à 00:51:14 » |
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Eyenga
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Augustin fait partie des pères post-nicéens dont l'initiateur est Athanase qui s'inspirant des divinités égyptiennes inventa la doctrine de la Trinité. Ces pères sont considérés comme des "fondements" par l'Eglise de Rome, mais leur apport est relativisé par l'Eglise prostestante car ils ont emmené des dogmes païens dans le christianisme qui progressivement devint un syncrétisme
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« Répondre #31 le: 18 Novembre 2009 à 10:32:40 » |
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Eyenga
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le monde est une drole de chose. Mais le christianisme au dela du message christique trouve ses sources dans la gnose de l'Alexandrie antique. Tradition qui a perduré jusque dans les ornements sacerdotaux dont sont habillés les prêtres. Une grande partie de la liturgie pre-grégorienne étaient aussi gnostique. Les chrétiens gnostiques (disciples de st Jean et st Jacques) furent exterminer après le concile de Nicée, orchestré par l'empereur Constantin premier, pour ne pas avoir voulu signer le credo ( credo in unum deum patrem omnipotentem .....) mais ce n'est pas sur le credo même qu'était la pierre d'achoppement mais sur la faute originelle , le péché d'Adam et sa chute et le chemin de la rédemption.
Le gnosticisme est une doctrine philosophique qui existait bien avant la chrétienté, il essaya de s'infiltrer sournoisement dans le christianisme des le 1er siecle il fut combattu par Paul de Tarse dans l'épitre aux colossiens, Jean et Jacques n'étaient pas des gnostiques, les gnostiques niaient que Jésus soit Dieu et en faisait simplement un être intermédiaire entre la gnose et les hommes parmi tant d'autre...
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« Répondre #32 le: 01 Janvier 2010 à 20:16:53 » |
issah
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les premiers contact de l'afrique avec l'islam ........................... Constatant la recrudescence des actes de persécution que les Quraysh infligeaient aux musulmans et la multiplication des sévices cruels visant à les détourner de leur religion, le Prophète — paix et bénédictions sur lui — recommanda à ses disciples d’immigrer en Abyssinie. Cette dernière était en effet une terre de véridicité gouvernée par un roi juste et l’on pouvait espérer qu’Allâh les y délivrerait de ce qu’ils avaient enduré jusque-là.
Ainsi un groupe constitué de onze hommes et de quatre femmes partirent secrètement pour l’Abyssinie et jouirent de la paix pendant quelque temps auprès du Négus, le roi chrétien d’Abyssinie. Puis, ils reçurent des échos laissant entendre que les musulmans vivaient désormais en toute tranquillité à la Mecque et décidèrent d’y retourner. Lorsqu’ils s’aperçurent que la vérité était toute autre, ils retournèrent en Abyssinie. Cette fois-ci, ils étaient quatre-vingts hommes ; certains d’entre eux emmenèrent femmes et enfants. Ils demeurèrent en Abyssinie jusqu’à l’immigration du Prophète — paix et bénédictions sur lui — à Médine où ils le rejoignirent.
Le départ de ce groupe ne manqua pas de susciter la colère des chefs Mecquois qui n’acceptaient pas de voir ces gens échapper à leur pouvoir et à leur emprise. Ils envoyèrent `Amr Ibn Al-`Âs et `Abd Allâh Ibn Abî Rabî`ah avec de riches présents pour le Négus. Lorsque ce dernier les reçut et accepta leurs présents, ils lui dirent : « Majesté, un groupe de jeunes vauriens d’entre nous se sont réfugiés dans ton pays. Ils ont abandonné la religion de leur peuple et n’ont pas pour autant embrassé ta religion. Ils ont inventé une religion méconnue de nous et de toi. Les notables de leur peuple, à savoir leurs pères, leurs oncles, et leurs clans, nous ont missionnés auprès de toi afin de les récupérer et ils savent mieux que quiconque leurs travers et ce qu’ils ont à leur reprocher. »
Le Négus refusa de prendre une décision avant d’avoir entendu ce que les musulmans avaient à répondre. Il les fit venir et leur demanda : « Quelle est donc cette religion pour laquelle vous avez quitté votre peuple, sans pour autant embrasser ma religion ni l’une des religions de ce pays ? » Ja`far Ibn Abî Tâlib prit la parole et lui dit : « Majesté, nous étions des gens ignorants ; nous adorions des idoles, mangions la charogne, commettions les turpitudes, rompions nos liens de parenté, étions de mauvais voisins, et le fort parmi nous spoliait le faible. Telle était notre coutume jusqu’à ce que Dieu nous envoie un Messager, issu de notre peuple, connu parmi nous pour sa lignée, sa véridicité, sa loyauté et sa vertu. Il nous a enjoint d’adorer Dieu exclusivement et de rejeter les pierres et les idoles que nous adorions ainsi que nos parents avant nous. Il nous a enjoint d’être véridiques dans notre discours, de restituer les dépôts, de soigner nos liens de parenté, de promouvoir le bon voisinage, de nous abstenir des vices et de l’effusion de sang. Il nous a interdit les turpitudes, le faux témoignage, la spoliation des biens des orphelins et la calomnie contre l’honneur des femmes chastes. Il nous a ordonné d’adorer Dieu et de ne point lui donner d’associés, d’accomplir la prière, de nous acquitter de la zakât, et de jeûner — il énuméra les enseignements de l’islam —. Nous avons cru en lui et avons suivi les enseignements de Dieu qu’il nous a apportés. Nous avons adoré Dieu sans point lui donner d’associés. Nous nous sommes interdit ce qu’il nous a interdit et considéré comme licite ce qu’il a déclaré licite. Alors les gens de notre peuple s’en sont pris à nous et nous ont torturés. Ils nous ont persécutés afin que nous retournions au culte des idoles et délaissions l’adoration de Dieu, et afin que nous nous adonnions aux turpitudes d’autrefois. Face à leur domination, à leur oppression, à leurs pressions, et aux entraves qu’ils nous imposaient dans la pratique de notre religion, nous nous sommes rendus dans ton pays, te choisissant d’entre tous, désirant ton voisinage, et espérant n’être point opprimés auprès de toi... »
Le Négus dit : « Possèdes-tu quelque écrit de ce qu’il a apporté de la part de Dieu dont tu puisses me faire lecture ? » Ja`far acquiessa et lui récita la sourate de Marie depuis le début jusqu’au verset trente-deux (comprenant les récits de Zacharie, de Dame Marie, de la grossesse de Jésus, et de la parole de ce dernier alors qu’il était dans le berceau)...
Le Négus pleura au point de tremper sa barbe. Ses prêtres pleurèrent également lorsqu’ils entendirent la récitation de Ja`far et dirent : « Ces paroles émanent de la même source que les paroles de notre maître Jésus Christ. » Le Négus dit : « Ceci et ce que Moïse a apporté sortent d’une seule et même niche. » Il se tourna vers les deux émissaires de Quraysh et leur dit : « Partez ! Par Dieu, jamais je ne vous les livrerai. »
Le lendemain, `Amr Ibn Al-`Âs retourna auprès du Négus et lui dit : « Les musulmans tiennent des propos gravissimes au sujet de Jésus le fils de Marie. » Le Négus les fit venir de nouveau et les interrogea à ce sujet. Ja`far Ibn Abî Tâlib dit : « Nous disons à son sujet ce que notre Prophète nous a enseigné. Il dit qu’il est le serviteur de Dieu, Son Messager, Son Esprit et la Parole qu’Il a projeté à la Vierge Marie. » Entendant cela, le Négus frappa la terre de sa main, puis il saisit une baguette et traça un trait par terre disant : « La différence entre votre religion et la nôtre n’est guère plus importante que ce trait. » S’adressant aux musulmans, il dit : « Soyez en sécurité sur ma terre. Quiconque vous insulte en sera pour ses frais. Je ne préfèrerais point recevoir une montagne d’or contre le fait de nuire à l’un d’entre vous. » Puis il ordonna à son entourage : « Rendez les présents apportés par les deux émissaires, je n’en ai aucun besoin. Par Dieu, Dieu ne m’a point demandé de pot-de-vin pour me rendre mon royaume, si bien que je prendrais quelque pot-de-vin à mon tour. » Les deux émissaires s’en allèrent humiliés et défaits et ramenèrent à leur peuple les présents refusés par le Négus...
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« Répondre #33 le: 03 Janvier 2010 à 19:15:17 » |
issah
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Le Royaume d’Aksoum (qui tire son nom de sa capitale) s’étendait de l’actuelle Erythrée à l’Ethiopie, la Somalie, Djibouti et sur les frontières du Yémen voisin et fut fondé au Ier siècle après Jésus Christ sur les ruines du Royaume biblique de Ménélik Ier. Remarquable Empire commercial prenant le pas sur les activités des commerçants arabes, le royaume se convertit au christianisme en entre 325 et 328 après Jésus Christ sous le règne d’Ezenia. Un roi d’Aksoum connut pour avoir été le premier à mettre son visage sur des pièces de monnaie.
Son activité économique commença à décliner après le VIème siècle car Aksoum ne put résister devant la pénétration musulmane qui rompait aussi le statut quo entre les deux religions. Pourtant Aksoum avait été la première ville à accueillir les fidèles poursuivis du prophète Mahomet. Byzance dont elle fut un allié fidèle ne parvint pas à la sortir de cet étau.
En 950, une invasion israélienne (d’après l’historiographie du royaumedétruisit les bibles et églises d’Aksoum. Affaiblit, Aksoum et ses Négus (Rois des Rois) ne parvinrent pas à résister aux conquêtes arabes qui se succédaient et s’effondra rapidement, laissant derrière lui un passé glorieux. Le dernier Négus d’Aksoum Dil Na’Od fut renversé par son gendre et Prince de la Province de Lasta au début du Xème siècle, Mara Takla Haymanot.
Haymanot fut le premier roi de la dynastie chrétienne Zagwe et établit sa capitale à Roha, à l’Est du lac Tana. On sait peu de choses sur cette famille royale dont le nombre de souverains ou d’années de règnes sont très incertains. Certains écrits parlent de seize Négus qui régnèrent entre un et trois siècles, se succédant de frères en frères (Le dernier roi fut renversé vers la fin du treizième siècle et ici encore on n’est pas certain de son nom. Peut être fut-il ce Roi Yetbarak dont parlent certains textes médiévaux.
Quoiqu’il en soit la prise de pouvoir par le Négus Yekuno Amlak le 10 Août 1270 est importante dans l’histoire éthiopienne. Elle marque le retour au pouvoir des descendants de Salomon. En effet le père de Yekuno dont il reprit le nom de règne, Tasfa Iyassou, prétendait descendre de Dil Na’od dont le fils aurait été caché à la chute de l’Empire d’Aksoum. Elevé par des moines, ce seront ceux-ci qui aideront le jeune prince à s’emparer du pouvoir. Yekuno une fois installé sur le trône de ses ancêtres rétablit ses relations diplomatiques avec l’Empire Byzantin et envoya des girafes au Basileus Michel VIII de Constantinople en guise de cadeaux. A sa mort le 19 Juin 1285, son fils Yagbe’U Seyon Salomon Ier lui succéda. Le vénitien Marco Polo parle de lui dans ses voyages comme un roi très chrétien qui ambitionnait d’aller en pèlerinage à Jérusalem. Renonçant à son projet, le Négus envoya un de ses évêques à sa place. Revenant de la ville sainte, le dit évêque fut capturé par le Sultan d’Aden qui tenta de convertir le prélat mais sans succès. Furieux, le Sultan d’Aden renvoya le moine vers son Négus. Salomon s’apercevant que son évêque avait été circoncis s’empressa d’aller défaire le Sultan d’Aden sur un champ de bataille afin de venger l’affront faîte à son église.
Ne parvenant pas à choisir son successeur et afin de ne pas menacer la stabilité de sa dynastie, il décida que chacun de ses fils régneraient tour à tour après sa mort, survenue en 1295. Ainsi entre 1295 et 1299, Senfa Ared IV, Hezba Asgad, Qedma Asgad , Jin Asgad et Saba Asgad occupèrent le trône de Yekuno en vertu de la succession paternelle. Loi de succession qui agaçait particulièrement leur oncle, Wedem Arad qui finit par y mettre un terme en s’emparant du pouvoir en 1299.
Il n’y eu aucune contestation de cette prise de pouvoir si ce n’est l’église très attachée au principe de légitimité. Mais le Négus Wedem s’assura leur alliance quand il entra en guerre contre les musulmans qui avaient lancé une énième guerre sainte (Djihad) contre son royaume. En 1306 il envoya une délégation en Europe, notamment en Espagne où le conflit entre les Omeyyades et les Rois de Castille et d’Aragon ressemblait étrangement à sa guerre de libération. Mais qui se souciait en Europe de ces princes d’Afrique où finalement on ne connaissait guère le continent. En 1314, Adam Seyou Ier son fils lui succède. Les moines jusque là silencieux tentèrent de renverser le Négus tout juste fraîchement installé sur son trône, arguant que le fils de Wedem était illégitime car issu de bâtardise. Seyou réagit très brutalement et exila les moines rebelles. Seyou entreprit de réformer l’armée sur le modèle de l’ancien Empire d’Aksoum et chacun des princes de sa cour reçurent un commandement, du plus anciens de ses aristocrates à ses fils. Seyou avait compris qu’en gratifiant d’honneurs sa cour, il s’assurait un pouvoir tranquille. Il faudra attendre en Europe encore trois siècles avant qu’un certain Louis XIV fasse de même avec son aristocratie frondeuse. Fin stratège, Seyou réduisit les velléités d’indépendance de la province du Tigré en envoyant son armée battre les partisans du gouverneur Ya’Ibika qui avait usurpé le titre royal d’Aksoum à la mort de son père Tesfane Iqzi et qui s’était lui même auto- proclamé Roi en 1305. Commerçant avec Byzance, il n’en oublia pas sa mission de protecteur chrétien. Une guerre de trente ans (1314- 1344) avec les musulmans ne suffit pas à stopper leur pénétration en Afrique, à peine à les retrancher derrière leurs positions.
En 1344 son fils Newaya Krestos lui succède. Peu enclin à la polygamie comme ses prédécesseurs, il mènera une vie monogame et rappellera les moines exilés par son père. Les règnes de son fils (Newaya Mariam) de 1372 à 1382 et du fils de celui-ci David I (1382 à 1413) seront marqués par de farouches résistances aux incursions musulmanes. Théodoros Ier, fils de David succède à son père en 1413 mais sa mort après neuf mois de règne plonge l’Ethiopie dans le doute. Les rébellions et les soulèvements religieux minent le pouvoir temporel des Salomonides. Isaac Ier, frère de Théodoros, va lutter âprement contre la minorité juive des Falachas. Il est vrai que si la tolérance religieuse est de mise dans le royaume abyssinien la prépondérance de l’église orthodoxe éthiopienne est importante, le Négus son seul interlocuteur devant Dieu. Les Falachas se remarquent par la couleur noire de leur peau face à celle plus claire voire métissée des éthiopiens. Ils se réclament des personnes qui composaient la suite de Ménélik I. Autant dire qu’ils sont une menace aux yeux du pouvoir impérial qui les suspectent de tous les «maux de la terre». Isaac Ier mènera à leur encontre une politique d’extermination sauvage et une violente campagne de conversion. L’Empire est vacillant mais pas affaibli. Les règnes de Newaya Maryam (1372 à 1382), David Ier (1382 à 1413), de Théodoros Ier (9 mois jusqu’en 1414), son frère Isaac Ier (1414-1429), André Ier ( 4 mois), Takla Maryam (fils d’Isaac, Négus de1420 à 1433), Sarwe Isaac ( quelques mois) ou Amda Isaac (fils de Takla Maryam, Négus durant 8 mois en 1434) se succèdent et se ressemblent. Prédominance de l’église au sein de l’empire, lutte contre les Falashas et sécurisation des frontières semblent être le leitmotiv des Négus. Les éthiopiens continuent de commercer et l’Empire demeure florissant. Il manque pourtant un héros à l’Empire qui sera redorer son blason.
Ce héros, ce sera Zéra Jacob Constantin Ier devenu Négus à l’âge de 35 ans le 20 Juin 1434. Il est le fils de David Ier. Très tôt, il est confronté aux réalités du pouvoir. Son frère Théodoros ne supportait pas sa présence au palais et ordonna que l’on envoie le jeune prince dans un monastère d’Aksoum.
En quelques vingt années, les neveux succèdent aux oncles très rapidement. Constantin acquit de nombreux supporters en ne prenant pas position dans la course au trône. Son avènement fut célébré dans tout l’empire. Emprunt des dogmes ecclésiastiques, le nouveau Négus se voulait l’égal de son illustre ancêtre Salomon. Afin de rapprocher les deux religions chrétiennes et musulmanes, il prit pour épouse la Princesse Hélène, fille du Roi musulman d’Hadiya. Ceci ne l’empêcha pas de contrer militairement les visés expansionnistes des musulmans. Cette gloire couvrit sa défaite face aux Falashas et les persécutions sur le mouvement Stéphaniste qui prônait la séparation du temporel du spirituel.
De sage, Constantin allait devenir plus autocratique au cours des années qui se succédèrent. Que ce soit avec son peuple que sa famille. Il devint paranoïaque, persuadé que les membres de sa famille complotaient contre lui. Plusieurs de ses enfants furent battus à tort, son épouse Seyon Mogasa mourut même des mauvais traitements que lui infligea son impérial époux (1462). L’héritier au trône, Baede Maryam, mit brièvement un terme à ses relations affectueuses avec son père.
Il n’en oublia pas pour autant de confirmer son pays sur la carte du monde en envoyant des ambassades en Europe, recevant comme à l’accoutumée un soutien favorable de la part du Royaume d’Aragon. L’Empire Byzantin s’était écroulé devant les assauts répétés des Turcomans en 1453. Il est vrai que bon nombre d’Européens connaissaient l’Ethiopie à travers la légende du Prêtre Jean et ceux depuis le XIIème siècle. Faux prêtre ou Saint Jean ou Saint Thomas en personne qui christianisa le pays, fausse lettre écrite par l’Empereur Byzantin Manuel Ier dans le but de contrôler une nouvelle croisade, on prêta même les traits de ce fameux prêtre au grand Gengis Khan ou encore à un Roy Mogol.
En 1468, Constantin Ier décéda et Baede Maryam lui succéda le 26 Août. Il pouvait enfin régner et réhabiliter sa défunte mère. L’ombre de son père se fit pourtant pressante durant toute la durée de son règne. Il s’empressa de faire la paix avec les musulmans afin de jouir paisiblement de ses prérogatives de son pouvoir. Il le suivit dans la tombe le 8 Novembre 1478 laissant un enfant de 7 ans sur le trône. Une régence fut établie et répartie essentiellement entre les membres du clergé et sa mère, l’Impératrice Romma. Le jeune Constantin II fut l’objet de convoitises et devint le prétexte à divers comploteurs de tenter de l’assassiner. Baede Maryam avait eu un règne de dix ans et n’avait pas eu le temps de fortifier sa succession. L’Impératrice veuve Hélène qui n’avait donné que des filles à son époux estimait que la régence lui revenait de plein droit. Elle fit arrêter Constantin II, le déposa et le fit exécuter en 1494.
Tout ce pourquoi reposait l’Empire s’écroulait par ce violent coup d’état. Une guerre civile éclata. Le règne d’Amda Seyon II fut seulement de 7 mois. Un complot fomenté par des aristocrates légitimistes libérèrent de sa prison le Prince Na’Od et le rétablirent sur le trône de Constantin II. Hélène se retira mais en coulisse tirait les ficelles du gouvernement. D’ailleurs Na’Od allait décéder le 31 Juillet 1508 sur un champ de bataille qui l’opposait aux musulmansl’ennemi héréditaire avait profité des troubles de la guerre civile pour pénétrer dans le royaume. Hélène s‘empressa de faire couronner le fils de Na’Od, David II Lebna Dengel à peine âgé de 7 ans et de se faire attribuer la régence de l’Empire.
Les forces armées du Négus n’arrivaient pas à endiguer le flot de soldats musulmans qui avait désormais pris pied dans le royaume. Hélène fit appel aux portugais au nom d’une alliance chrétienne. La délégation éthiopienne se perdit sur le chemin et point de portugais furent envoyés au secours du Négus. Les batailles firent rages, le Négus tomba sur un champ de bataille le 2 Septembre 1540. Son successeur Claude Asnaf Sagad Ier héritait d’un Empire menacé.
Les musulmans furent enfin défaits le 21 Septembre 1543. Mais la trêve fut de courte durée et une nouvelle invasion fit trembler les frontières de l’Empire. A son tour, Claude succomba lors d’une bataille le 23 Mars 1559. Le nouveau Négus Menas Admas Sagad Ier connaissait particulièrement bien son ennemi. Il avait été l‘otage des musulmans et avait échappé à la castration (sort habituellement réservé aux prisonniers royaux) grâce à l’intervention de la femme du sultan avant d’être libéré en change du fils du Sultan lui-même prisonnier des éthiopiens. Les troubles qui avait suivis l’assassinat de Constantin II, la mort d’Hélène en 1522 et les invasions musulmanes avaient considérablement affaiblis tout l’empire. Les gouverneurs (Ras) des provinces impériales étaient devenus de plus en plus indépendants du pouvoir central. Les fonctionnaires impériaux étaient remplacés par des partisans de tel et tel Ras sans que le Négus ne puissent y rétablir son autorité. Ainsi le Tigré du Ras Bakr Isaac se soulève et proclame un bâtard royal, Tazkaro Négus. La guerre civile éclata de nouveau. Tazkaro fut battu et tué le 2 juillet 1561. Les Turcomans proclamèrent son frère Marc sur le trône. Rassemblant ses partisans, Admas Sagad marcha contre l’usurpateur mais atteint de fièvre, il devait mourir le 1 Février 1563.
L’armée s’empressa de proclamer l’avènement du fils de Ménas, Sarsa Dengel Malak Sagad Ier comme Nagusä Nägäst d’Ethiopie (Rois des Rois), un adolescent de treize ans. Le Ras du Tigré, Bakr Isaac se présenta devant le Négus et implora sa clémence. La paix fut déclarée et le Ras de se retourner contre ses alliés d’hier devenus ses ennemis d’aujourd’hui. Sarsa Dengel dut encore réprimer des révoltes de princes issus de la dynastie comme son cousin Hamalam en 1563 ou son cousin Fasil en 1565. Bakr Isaac revint à ses anciens démons et souleva une nouvelle fois sa province avec l’appui des forces musulmanes. En 1576, Sarsa Dengel mit fin définitivement à la révolte du Ras du Tigré qui ne se releva pas du champ de bataille. Sarsa Dengel eut un règne marqué par le sang de guerres perpétuelles. Conflit avec les Oromos en 1573, 1578 et 1588, les Falashas en 1580 et 1585, les Turcomans en 1588…. Le Négus épuisait l’Empire. Le 4 Octobre 1597 lors d’une énième campagne militaire Sarsa Dengel succomba à une indigestion. Ce ne fut pas faute aux moines qui l’accompagnaient d’avoir avertis le Roi que les poissons de la rivière où il se reposait n’étaient pas digestes…..
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« Répondre #34 le: 03 Janvier 2010 à 19:30:51 » |
issah
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la meme vue du cote afaro -somaal l'Adal
Le sultanat d'Adal vers 1500Adal fut le nom d'un sultanat situé en Afrique orientale, au Nord de l'Éthiopie, dans l'actuelle Somalie, et à Djibouti.
Histoire En 1415, l’empereur Yeshaq Ier d'Éthiopie est victorieux du sultan d’Ifat Sa'ad ad-Din II, prend le port de Zeilah et le tue. Les dix fils du sultan se réfugient au Yémen après la défaite[1]. En 1424, ils attaquent de nouveau l’Éthiopie. L’un d’eux s’empare de la capitale Jédaya et envoie en déportation un grand nombre d’Éthiopiens[2]. A partir de 1435, la dynastie Walashma s'installe à Däkär, près de Harar, et ses membres prennent désormais le titre de sultan de l'Adal. La région connait une épidémie de peste en 1434-1436[3]. Le 25 décembre 1445[4], le roi éthiopien Zara Yacoub bat le sultan d’Adal Badlay à Gomit. Muhammad, fils de Badlay, lui succède avec le titre de roi. Il négocie une trêve avec Baéda-Maryam, fils de Zara Yacoub, contre le versement d'un tribut[5]. Vers 1471, les musulmans de l’Adal, Danakil et Somali, menés par des imâms, lancent une véritable guerre sainte contre l’Éthiopie. Ils sont vaincus dans un premier temps[3]. A la mort de Muhammad le 16 décembre 1471, son fils Ibrahim ne règne que jusqu'au 20 mai 1472. Son frère Shams ad-Din le remplace. En 1480, les troupes du nouveau roi d'Éthiopie Eskender dévastent Däkär. Elles sont taillées en pièce par les musulmans à leur retour. Le conflit reste latent, et le négus intervient peut-être contre les razzias du gouverneur de Zeilah[5].
Shams ad-Din est assassiné en avril/mai 1487 et remplacé par un usurpateur, Ibrahim, qui est tué peu après[5]. Muhammad ibn Azhar ad-Din règne ensuite jusqu'en 1518. Il fait la paix avec le roi d'Éthiopie Naod, mais l’émir fanatique de Harar, Mahfouz, profite des moments de jeûne imposés par l’Église copte pour lancer des raids contre les Éthiopiens. En 1516, renforcé par des troupes et un étendard venus d’Arabie, il lance une expédition contre le Fatajar. Dawit II lui tend une embuscade, le tue en juillet 1517, et envahit l’Adal où il détruit le palais du Sultan au moment où la flotte portugaise de Lope Soares prend Zeilah et brûle la ville. L'assassinat du sultan Muhammad en 1518 plongent l'Adal dans l'anarchie. En juillet/août 1520, le sultan Abu Bakr, fils de Muhammad, transfère sa capitale de Däkär à Harar[5]. Avec l'aide du garad Abun ibn Adash, il rétablit l’ordre dans le royaume, mais en 1525, il le tue parce qu'il s'opposait à sa politique de conciliation avec les chrétiens[6].
A la mort d'Abun, un de ses partisans, l’imam Ahmed Ibn Ibrahim Al-Ghazi, dit Gragne, devient le chef de l'opposition. Son mariage avec une fille de Mahfouz lui assure le soutien des extrémistes religieux. En 1526, renforcé par ses premières victoires sur les Éthiopiens, il élimine Abu Bakr, le remplace par son frère Umar Din, un souverain fantoche, et prend le titre d'imam[5].
L'année suivante, Ahmed Gragne refuse de payer le tribut à Dawit II, déclenchant les hostilités. Attaqué par l’armée éthiopienne du gouverneur du Bali, Gragne la défait aussitôt, puis reforme ses troupes avec la masse des Somalis fanatisés et entreprend la guerre sainte (djihad) en 1529. En mars, il remporte une bataille décisive à Sembera Kure, mais ne peux avancer plus avant suite à la défection de ses troupes. Il reprend l'offensive en 1531 avec une armée mieux organisée. En deux ans, il s'empare des trois quarts de l'Éthiopie. Il atteint la côte du Tigré en 1535. Dawit II, traqué, fait appel aux Portugais, qui débarquent 400 hommes à Massaoua en juillet 1541. Éthiopiens et Portugais battent les troupes de Gragne en avril 1442 grâce à leurs armes à feu[6]. Celui-ci se replie, puis renforcé par 900 mousquetaires et dix canons reçus du pacha des Turcs de Zabid au Yémen, il reprend l'offensive et met les Portugais en déroute le 28 août 1442 à la bataille de Wofla. Mais le 21 février 1443, ses troupes sont surprises et décimées par l’empereur Gelawdewos d'Éthiopie à la bataille de Wayna Daga, près du lac Tana, où il est lui-même tué. Privés de leur chef, ses soldats se dispersent et sont taillés en pièce dans leur fuite vers l’Adal.
Nur ibn al-Wazir Mujahid, neveu d'Ahmed Gragne, prend le titre d'émir, encouragé par la veuve de Gragne Bati Del Wambara qui lui promet le mariage en cas de victoire[3]. En 1550-1551, Harar est mise à sac par les Éthiopiens en réplique à ses premières attaques[7]. Nur ibn al-Wazir subit les attaques des Oromos qui profitent de l'affaiblissement des deux antagonistes après la guerre et doit fortifier Harar[8]. En 1459, il envahit le Fatajar. Le roi d'Éthiopie Gelawdewos est battu et tué le 23 mars. Nur meurt de la peste en 1567. Après sa mort le sultanat subit les attaques des Oromos, repoussés par Sarsa Dengel d'Ethiopie et se divise. En 1577, le petit-cousin d'Ahmed Gragne, Ibrahim Gasa, quitte Harar et fonde le sultanat d'Aussa avec pour capitale Assayta en pays Afar
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« Répondre #35 le: 03 Janvier 2010 à 19:39:32 » |
issah
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l'empire d'abyssinie qui a pour particulariter d'etre le seule empire africain a avoir deborder sur un autre continent ..... L'Empire d'Abyssinie désigne le régime fondé vers 990 par la dynastie Zagoué. Il s'est achevé lors du coup d'État de 1974 et par l'abolition définitive de la monarchie le 12 mars 1975 par le régime du Derg. Pendant la majeure partie de son existence, l'Empire couvrait ce qui est aujourd'hui l'Éthiopie et l'Érythrée, toutefois, il incluait à son apogée le nord de la Somalie, Djibouti, le Sud de l'Égypte, l'est du Soudan, le Yémen et l'ouest de l'Arabie Saoudite.
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« Répondre #36 le: 04 Janvier 2010 à 14:40:02 » |
issah
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D'mt (Guèze: Himjar dal.) est un ancien royaume qui s'étendait sur l'actuelle région de Érythrée et le nord de l'Éthiopie. Apparu vers le 800 av. J.-C., il a perduré jusqu'au VIIe siècle av. J.-C.. Il existe très peu de traces archéologiques de ce royaume. Les seules inscriptions connues des rois de D'mt incluent des références aux rois régnant à la même époque dans le royaume sabéen. Les ruines du temple de Yeha, région du Tigré, Éthiopie. Localisé autour de Yeha (considéré comme étant la capitale) au nord de l’Éthiopie[1], le royaume semble avoir eu des relations très étroites avec le royaume sabéen au Yémen. Certains historiens modernes considèrent pourtant que la civilisation D'mt était indigène et aurait peu subi l'influence sabéenne alors que d'autres estiment qu'elle serait un mélange entre la culture sabéenne dominante et une culture indigène. [2][3]. Toutefois, il est aujourd'hui à peu près certain que la langue Guèze, ancienne langue sémitique du Nord de l'Éthiopie et de l'Érythrée, ne vient pas de la langue sabéenne [4][5] ce qui tendrait à confirmer que l'influence sabéenne aurait été relativement mineure et aurait disparu après quelques décennies. Le royaume de D'mt a développé des procédés d'irrigation, utilisait des charrues, cultivait le millet, et travaillait déjà le fer pour forger ses propres outils et ses armes. Les restes d'un temple important datant d’environ 700 avant J-C ont été préservés à Yeha[6], près d'Aksoum.  La transition de D'mt au royaume d'Aksoum reste encore aujourd’hui assez peu comprise[7]. Après la chute du royaume Dʿmt au Ve siècle av. J.-C., les plateaux d'Éthiopie ont été dominés par des royaumes beaucoup moins influents jusqu'à l'émergence de l'un d'eux, le royaume d'Aksoum au Ier siècle av. J.-C. qui a été capable d'unifier la région.
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Journalisée
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« Répondre #37 le: 04 Janvier 2010 à 18:01:06 » |
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« Répondre #38 le: 04 Janvier 2010 à 18:45:53 » |
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