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Forum Afrik  |  Histoire et Civilisations  |  Les Grandes civilisations africaines  |  Fil de discussion: sahara, berceau des civilisations bérbéres et egyptiennes
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Auteur Fil de discussion: sahara, berceau des civilisations bérbéres et egyptiennes  (Lu 11919 fois)
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« le: 10 Décembre 2008 à 15:04:16 »
samaki
Invité

hello, nous savons que le Sahara d'il y a 10 000  ans était verdoyant et florissant, dotée d'une faune similaire aux grandes plaines d'Afrique(Girafes élephants, lions, aurochs,etc..) tous ces animaux sont très bien représentés sur les peintures rupestres de l'Ennedi du Tibesti, Tadrart, massif du tassili 'Adjer, etc... La fabrication de la poterie apparait dés 11 000 ans soit 1 à 2000 ans avant la Mésopotamie. La domestication du boeuf ainsi que des moutons et chèvres y est attesté également trés tôt vers - 7000, 8000 ans, le sahara seraity vraisemblablement le foyer de domestication de ces animaux. Le peuplement s'est fait par vagues successives, les premiers groupes étaient des chasseurs ceuilleurs noirs représentés sur les peintures comme les hommes à tête ronde, vient ensuite une deuxièmme vague de peuplement de populations negroides de type nilotique( dont l'aspect culturel se rapproche des populations peules animistes) à ce deuxièmme foyer humain s'est mélé des populations européènne, tous partageaient la même culture(il est impossible de différencier la technique ainsi que les thèmes) ceci vers 7 000 ans. Il est probable que le Sahara soit le foyer d'émergence des populations nilotiques et paleobérbéres.
xris Wink
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« Répondre #1 le: 11 Décembre 2008 à 13:36:52 »
samaki
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Re
le metissage semble avoir tenu un rôle important dés les premiers pas de l'homme vers la civilisation centralisée. Ce métissage originel entre populations noires nilotiques et blanches paleo-bérbéres est peut être à l'origine de la naissance de la civilisation egyptienne et bérbére, elle a favorisé les échanges de connaissances et se retrouve dans les principes de l'écriture bérbére(qui se trouve plus proche de l'egyptien antique que des langues indo-européènnes de la même époque)  les échanges commerciaux entre l'Egypte et la civilisation garamante étaient fréquents, les caravanes traversaient le désert pourt amener des denrées, biens de consommation, captifs. Ne confondons pas les garamantes(agriculteurs) avec les lebous(qui eux étaient nomades) même s'ils ont une origine commune. Les ossements trouvés dans les tombes de cette population garamante faisaient état d'un metissage profond et lointain.
xris Smiley
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« Répondre #2 le: 18 Décembre 2008 à 18:32:02 »
Beowulf
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La fabrication de la poterie apparait dés 11 000 ans soit 1 à 2000 ans avant la Mésopotamie. La domestication du boeuf ainsi que des moutons et chèvres y est attesté également trés tôt vers - 7000, 8000 ans,

En fait d'autres théories penchent plutot pour la faire remonté à 20.000 av jc soit contemporaine à celle des solutréens qui s'étendait sur l'europe . C'est a dire à la fin de l'ère glaciaire.  Wink
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« Répondre #3 le: 18 Décembre 2008 à 18:38:12 »
Beowulf
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Le peuplement s'est fait par vagues successives, les premiers groupes étaient des chasseurs ceuilleurs noirs représentés sur les peintures comme les hommes à tête ronde, vient ensuite une deuxièmme vague de peuplement de populations negroides de type nilotique

les études Diopiennes démontre en effet la migration des nilotiques premièrement du sud vers le nord pour donner Nagada et certainement simultanément a cette même migration une partie se déplace vers l'ouest . . . pour trouver son apogée dans la civilisation dite du "Tassili du Hoggar" quelques 14.000 a 12.000 av JC.
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« Répondre #4 le: 19 Décembre 2008 à 15:55:27 »
samaki
Invité

La fabrication de la poterie apparait dés 11 000 ans soit 1 à 2000 ans avant la Mésopotamie. La domestication du boeuf ainsi que des moutons et chèvres y est attesté également trés tôt vers - 7000, 8000 ans,

En fait d'autres théories penchent plutot pour la faire remonté à 20.000 av jc soit contemporaine à celle des solutréens qui s'étendait sur l'europe . C'est a dire à la fin de l'ère glaciaire.  Wink
Je n'ai cité que la période la plus basse car je n'ai pas d'éléments sûrs pour la datation que tu donnes Wink
xris Wink
Journalisée
« Répondre #5 le: 10 Janvier 2009 à 20:31:17 »
Beowulf
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Ces élément tu peux les trouver chez des paléontologues comme : Bosselin, Demars ou Ferring.  Ceux-ci se base en effet sur les similitudes techniques de tailles des pierres et les différent sites de taille répertoriés a ce jours. Pour élaborer leur théorie bien qu'ils ne soient pas tout a fait d'accord entre eux, ils dressent un répertoire des outils et des techniques de taille pour faire d'autre outils. C'est une piste qui n'est pas à spécialement négliger . . . ils y a aussi deux site sur l'actuelle Turquie qui sont a ce propos des plus intéressant.

Avec un peu de temps je ferai plus tard une recopie de textes de certaines revues de paléontologie.

 Wink Wink

Journalisée
« Répondre #6 le: 14 Janvier 2009 à 16:19:59 »
samaki
Invité

re J'ai trouvé ceci sur la civilisation des garamantes
texte de gabriel Camps
Un peuple et une civilisation du désert

Des différents peuples du Sahara antique, celui des Garamantes fut certainement le plus important, le plus puissant et aussi le plus évolué. Le cœur de cette civilisation se trouvait dans le sud de l'actuelle Libye, en bordure du massif du Fezzan. Il n'est pas exagéré de dire qu'il exista une culture garamantique nourrie d'un commerce transsaharien qui assurait les relations entre les pays du nord, imprégnés des civilisations méditerranéennes et ceux du sud où la savane abrite les cultures africaines. Cette double influence explique la diversité des propositions sur les origines des Garamantes.

Le nom même des Garamantes signifierait « les gens des maisons ». La racine arhrham, « maison, construction », est une racine pan-berbère. Les nombreuses ruines de l'oued El-Agial témoignent en faveur de cette hypothèse.

Les Garamantes faisaient partie de cet ensemble de populations à peau sombre qui se distinguent des négroïdes soudanais et des blancs méditerranéens. Au cours de l'histoire, ce type de population de cultivateurs sédentaires fut connu sous des noms divers ; le plus répandu est celui de Harasse mais, au Maroc et dans le Sahara occidental, ils sont appelés Ahanant et au Fezzan, Chouchan. On a cru longtemps que les Haratin étaient les descendants des esclaves soudanais traînés à travers le désert pour atteindre le Maghreb, mais ces mélanodermes se disent Izaggaren, c'est-à-dire les Rouges, en tamahaq, ce dialecte berbère du Sahara central qui est la langue des Touaregs.

Les travaux, déjà anciens, de l'anthropologue italien Sergi font assez bien connaître la population du Fezzan antique et particulièrement celle des nombreuses nécropoles « garamantiques » de l'oued El-Agial. Parmi les crânes recueillis, Sergi reconnaissait 46,6 % de Méditerranéens, qu'il appelle « Eurafricains », 26,6 % d'« Eurafricains négrifiés » et 26,6 % de négroïdes. Quelques années plus tard, recensant les restes humains protohistoriques du Sahara, Marie-Claude Chamla notait que les négroïdes représentaient à peine 25 % de l'ensemble. Le type mixte qui correspond aux « Eurafricains négrifiés » de Sergi constitue le tiers et les Eurafricains non négroïdes représentent 41 % des sujets étudiés.

Ces analyses incitent à penser que la population du Sahara à la fin du Néolithique présentait les mêmes variétés que l'actuelle. L'étude des peintures et gravures semble également confirmer ce point de vue.

Les Garamantes sont-ils des Gétules que l'on doit compter parmi les ancêtres des Berbères comme pourraient le laisser supposer les données linguistiques et anthropologiques ? Sont-ils des Éthiopiens proches des populations mélanodermes des oasis ? La toponymie du Fezzan, en grande partie contemporaine des Garamantes, pourrait nous faire reconnaître en eux les éleveurs de chevaux et les conducteurs de chars représentés sur les gravures rupestres du style « Équidien » – expression préférable à celle de « Cabalin ».

Les sources antiques

Hérodote cite les Garamantes parmi les peuples habitant l'intérieur de la Libye et situe leur pays à trente jours de la Méditerranée. Or, fait remarquable, ce fut là exactement le temps que, sous le règne de Domitien, le Romain Septimius Flaccus mit pour atteindre Garama à partir de Leptis Magna. Par la suite, un itinéraire plus direct permit de réduire les délais de route à une vingtaine de jours. Hérodote nous informe encore que les Garamantes poursuivaient les Éthiopiens sur des chars à quatre chevaux. Cinq siècles plus tard, Martin de Tyr rappelle les campagnes du roi des Garamantes chez les Éthiopiens pour affirmer son autorité. Tite-Live et Strabon placent vaguement les Garamantes à proximité des Emporia de la Petite Syrte. Ils les situent entre les Gétules au nord et les Éthiopiens au sud.

La domination romaine

Au début de notre ère, l'Empire romain était en pleine expansion et les riches colonies d'Afrique – c'est-à-dire d'Afrique du Nord – devaient être pacifiées et protégées. En 20 avant J.C., le proconsul d'Afrique L. Cornelius Balbus partit à la conquête du pays des Garamantes et s'empara de sa capitale Garama, aujourd'hui Gera. Mais la domination romaine était précaire et quelques années plus tard, les Garamantes aidèrent ouvertement l'ancien mercenaire numide Tacfarinas qui menait un grand mouvement de révolte contre Rome. La paix s'instaura pour quelques décennies, mais à la mort de l'empereur Vespasien, en 70 de notre ère, ils s'immiscèrent dans la vie politique de l'empire en répondant à l'appel des habitants d'Oea, l'actuelle Tripoli, qu'ils aidèrent à assiéger et piller l'opulente Leptis Magna. Il fallut attendre l'avènement de Septime Sévère (193-211) pour que la Pax romana s'étende sur la région. Les routes, devenues plus sûres, permirent un nouveau développement du commerce et le pays des Garamantes connut alors son apogée. Nous pouvons avoir une bonne idée de ce qu'était vie quotidienne de la garnison d'un poste romain du Sahara libyen pacifié grâce aux ostraca, ces tessons de poterie trouvés à Bu Njem.

Dans l'Antiquité tardive, le souvenir des Garamantes s'estompe quelque peu. Les témoignages sur cette nation que Tacite disait indomptée redeviennent vagues et entachés par le mythe. Paul Orose, prêtre d'origine espagnole qui rédigea en 416, à la demande de saint Augustin, une Histoire contre les païens,les situe sur les bords de l'océan Méridional qui est une création littéraire. En 569, le chroniqueur Jean de Biclar annonce la conversion des Garamantes au christianisme. Une étude récente de René Rebuffat trouve une curieuse mention du roi des Garamantes dans le Don Quichotte de Cervantès (I, 18) : Pentapolin, tel est le nom que Cervantès donna à ce géant issu de l'imagination de l'ingénieux hidalgo, et que l'on rapprochera de la Pentapole de Cyrénaïque : manifestement, le Pirée sera encore souvent pris pour un homme…

Villes et nécropoles

Suivant une hypothèse généralement reçue, les Garamantes devraient leur nom à l'importance des ruines d'habitats, des tombes et constructions diverses qui occupent l'oued El-Agial, au cœur du pays garamante. L'archéologie du Fezzan a connu deux temps ; ce fut d'abord la mission italienne des années 1930-1935 de Caputo, Pace et l'anthropologue italien Sergi. L'Academia dei Lincei assura la publication de ces travaux (« Scavi sahariani », Rome, 1951). Une décennie plus tard, le service archéologique libyen entreprit des fouilles à Germa, considérée depuis longtemps comme l'antique capitale des Garamantes. Mohamed Ayoub publia dès 1962 des rapports préliminaires sur ses recherches dans la ville de Germa et son voisinage, en particulier le cimetière royal. Parallèlement, Charles Daniels entreprenait des recherches sur deux sites voisins de Germa, à Zinchecra et Saniat Gebril.

Germa, reconnue depuis longtemps comme occupant le site de l'antique Garama, capitale des Garamantes, avait été mentionnée par Pline l'Ancien à propos de l'expédition de Cornelius Balbus en 20 avant J.-C. Ptolémée la qualifiait de « métropolis ». Les fouilles effectuées à Germa même et dans les sites voisins de Zinchecra et Saniat Gebril ont révélé le rôle de commandement qu'exerça Garama depuis les temps pré-romains jusqu'à la conquête arabe de 642.

Le mausolée romain de Germa

Le célèbre mausolée de Germa date de l'époque flavienne et plus particulièrement du règne de Domitien. La présence de vases en terre sigillée issus de l'officine de Rasinius Pisanus, qui fut très active sous Domitien, confirme ces données. C'est encore du Ier siècle de notre ère que datent les tombes à incinération de rite romain jouxtant le mausolée et contenant des amphores importées.

La « tombe sanctuaire » située au sud du mausolée date de la même époque. Cet ensemble est constitué de deux enclos, dont le premier semble avoir servi de lieu de repos. Le seuil qui assure le passage vers l'enclos sépulcral est occupé par une auge rectangulaire flanquée de quatre mortiers de pierre. Dans l'enclos funéraire furent trouvées de nombreuses amphores de type grec portant, pour la plupart, des inscriptions en caractères libyques. De nombreux ossements de bœufs et de moutons, en grande partie brûlés, attestent l'existence d'un culte funéraire et la pratique de l'incubation qu'Hérodote signalait déjà chez les Nasamons. Le premier enclos servait de lieu de repos où le fidèle attendait dans son sommeil le songe prémonitoire ou prophétique. Le Sahara septentrional possède de nombreuses tombes présentant des aménagements destinés à l'incubation. Celle de Germa est la plus méridionale.

La nécropole de l'oued El-Agial

La vallée de l'oued El-Agial est d'une extraordinaire richesse en sépultures de types divers. Les archéologues italiens ont décompté, nécropole par nécropole, 59 680 sépultures. On y rencontre divers types de tombes caractéristiques des régions sahariennes. Les types de tombe les plus fréquents sont : l'adebni, sorte de tumulus de pierre surbaissé prolongé ici par deux traînées de pierres ou antennes ; le chouchet, monument de forme cylindrique ; la bazina, construction dont le mur extérieur, généralement vertical ou avec un léger fruit, est fait d'un empilement régulier de pierres, sur plusieurs assises circulaires à gradins ; la pyramide en argile crue ou revêtue de pierres.

Caputo a étudié les verres qui ont été retrouvés en abondance dans le mobilier funéraire fezzanais. Ils proviennent aussi bien de Gaule que de Syrie, d'Italie, voire de villes africaines comme Carthage ou Leptis Magna.

Même lorsque l'influence romaine fut devenue prépondérante, les Garamantes continuèrent à inhumer leurs défunts en position repliée, les quatre membres étant fléchis. Cette disposition est parfois concurrencée par la position contractée qui amène les genoux à la hauteur du menton. Grâce à leur mobilier bien daté, les tombes du Fezzan apportent la preuve que cette pratique, qui exige le ligotage du cadavre, était encore d'usage courant jusqu'au IVe siècle de notre ère.

Un autre résultat intéressant des fouilles des nécropoles garamantes est la découverte de bétyles ou pierres dressées, de stèles bicornes et de représentations de mains qui sont autant de motifs attribuables à l'influence punique.

Les travaux récents de Ayoub et Daniels ont permis de pénétrer dans les tombes à fosse circulaire et d'étudier le réseau très étendu de foggara, ces galeries souterraines qui drainent l'eau d'une nappe phréatique vers les terres cultivables en aval, témoin d'une agriculture développée.

Zinchecra

D'autres fouilles récentes ont porté sur Germa mais ce n'est pas là que se trouve le site d'habitat le plus ancien. Celui-ci est à Zinchecra, éperon qui domine la vallée de l'oued El-Agial. Ce relief fut le siège d'une longue occupation : trois cents habitations au moins furent repérées, accrochées aux versants abrupts. Ces maisons avaient une couverture en palmes aussi bien que les enclos pour le bétail. La dernière période qui va jusqu'à la fin du Ier siècle de notre ère possède des constructions plus élaborées disposant de cloisons en briques crues. Une enceinte sommaire limitait la ville en contrebas de l'agglomération.

Le site de Ganiat Gebril a révélé une abondante céramique du Ier au IIIe siècle. Ce village semble avoir eu une certaine vocation industrielle, de nombreux ateliers de forgerons, de vanniers et de tisserands se mêlent aux habitations de plan sommaire.

Perspectives

Les recherches se poursuivent activement et ouvrent de nouveaux champs de connaissance sur les Garamantes. Marikje van der Veen, de l'université de Leicester, grâce à des analyses de vestiges botaniques, a apporté de nouvelles données sur l'agriculture et le mode de vie des hommes qui occupèrent cette région depuis le Néolithique. De nouveaux programmes de recherche menés par le Département des Antiquités de Tripoli et la British Academy nous laissent espérer que bientôt les Garamantes perdront un peu de leur mystère.



ce peuple semble aussi issu d'un mélange de populations blanches et noires pendant la période néolithique au Sahara.
xris

 Wink
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« Répondre #7 le: 16 Janvier 2009 à 13:29:03 »
samaki
Invité

Un autre article en complément sur le garamantes


Ancient lakes of the Sahara
Dr Kevin White | Source: alphagalileo
Further information: www.reading.ac.uk
 
19.01.2006
 

The Sahara has not always been the arid, inhospitable place that it is today – it was once a savannah teeming with life, according to researchers at the Universities of Reading and Leicester.

Eight years of studies in the Libyan desert area of Fazzan, now one of the harshest, most inaccessible spots on Earth, have revealed swings in its climate that have caused considerably wetter periods, lasting for thousands of years, when the desert turned to savannah and lakes provided water for people and animals.

This, in turn, has given us vital clues about the history of humans in the area and how these ancient inhabitants coped with climate change as the land began to dry up around them again.

In their article ‘Ancient lakes of the Sahara’, which appears in the January-February issue of American Scientist magazine, Dr Kevin White of the University of Reading and Professor David Mattingly of the University of Leicester explain how they used satellite technology and archaeological evidence to reveal new clues about both the past environment of the Sahara and of human prehistory in the area.

“The climate of the Sahara has been highly variable over the millennia and we have been able to provide much more specific dating of these changes,” said Dr White. “Over the last 10,000 years, there have been two distinct humid phases, separated by an interval of highly variable but generally drying conditions between roughly 8,000 and 7,000 years ago. Another drying trend took place after about 5,000 years ago, leading to today’s parched environment.”

The researchers determined where surface water was once present by using radar images of the desert taken from space. These images showed rivers, lakes and springs now buried below shifting sand dunes. As these bodies dried out thousands of years ago, the resulting mineral deposits cemented the lake sediments together and these hardened layers are detectable by using radar images.

“This information was essential because archaeologists need to focus their efforts near ancient rivers, lakes and springs, where people used to congregate due to their basic need for water,” said Dr White. “We found large quantities of stone tools around the ancient water sources, indicating at least two separate phases of human occupation.”

The earliest humans in the area were Palaeolithic hunter-gatherers, who lived in the Fazzan between about 400,000 and 70,000 years ago. They survived by hunting large and small game in a landscape that was considerably wetter and greener than it is now. A prolonged arid phase from about 70,000 to 12,000 years ago apparently drove humans out of the region, but then the rains returned – along with the people.

Around 5,000 years ago the climate began to dry out again, but this time people adapted by developing an agricultural civilization with towns and villages based around oases. This process culminated with the emergence of the Garamantian society in the first millennium BC.

Professor Mattingly said: “We have been given a completely new view of this elusive and remarkable society. The Garamantes were known to the ancient Romans as a race of desert warriors, but archaeology has shown they had agriculture, cities and a phenomenally advanced system of water extraction that kept their civilisation going for 1,000 years as the land was drying up around them.”

They cultivated a variety of high-grade cereals, such as wheat and barley, and other crops such as date palms, vines, olives, cotton, vegetables and pulses.

As the Saharan climate began to dry out they drew their water from a large subterranean aquifer (an underground bed of rock that yields water) and transported it through a network of tunnels.

“The fact that the Garamantes developed this ingenious irrigation system shows that our ability to apply engineering solutions to deal with climate change is by no means only a modern phenomenon,” said Dr White. “The gradual drying up of springs and dessication of the surrounding landscape must have seemed ominous , but they knew they had to develop sophisticated methods to cope with it.

“But even this remarkably adaptable society – one of the first urban civilisations built in a desert – could not cope forever with a falling water table and intensifying aridity. Sometime around 500AD, the Garamantian society collapsed and their irrigation system fell into disuse.”

 

www.americanscientist.org
xris;D
Journalisée
« Répondre #8 le: 16 Janvier 2009 à 14:08:28 »
samaki
Invité


Des infos complémentaires sur les gétules par Gabriel Camps
 http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/les_getules_guerriers_nomades_dans_l_africa_romaine.asp
xris


 Wink
Journalisée
« Répondre #9 le: 20 Janvier 2009 à 13:34:40 »
samaki
Invité

re une illustration de la place de bovidiens dans le monde
le Crête
http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://antique.mrugala.net/Crete/Images/Crete%2520-%2520mosaique.gif&imgrefurl=http://antique.mrugala.net/Crete/Crete%2520-%2520histoire.htm&usg=__rM6JRwfQY_o5b3OOzdWfeA9PkK0=&h=234&w=400&sz=88&hl=fr&start=1&tbnid=nmOaHtQLfJ-t6M:&tbnh=73&tbnw=124&prev=/images%3Fq%3Dsite:antique.mrugala.net%2Bcr%25C3%25AAte,%2Bhistoire%2Bantique%26um%3D1%26hl%3Dfr&um=1
le personnage sautant au dessus du taureau n'est pas sans rappeler les rites masaï et autres pasteurs africains ou pour devenir un homme, le jeune doit sauter au dessus de vaches alignées
une sur Elam ou les même symboles apparaissent, t^tes de bovidiens et girafes en laisse
(sur le lien il parle d'une rorigine sumérienne de l'Egypte mais il s'agit de la même origine culturelle pour moi à savoir le Sahara
http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://www.mazzaroth.com/ChapterFour/Images/TheSerpopardsOfElam.gif&imgrefurl=http://www.mazzaroth.com/ChapterFour/NarmersPaletteReverse.htm&usg=__LUk0LfHIbNs85J4uXMiUm6avD38=&h=461&w=563&sz=14&hl=fr&start=12&tbnid=RqTXrZbfPyk5_M:&tbnh=109&tbnw=133&prev=/images%3Fq%3DElam%26hl%3Dfr


http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://www.musagora.education.fr/europe/images/e-selinonte2.jpg&imgrefurl=http://www.musagora.education.fr/europe/europefr/sculpture.htm&usg=__MmKIdUp9yFp3NQMKzY8KRsox0f8=&h=391&w=320&sz=34&hl=fr&start=7&tbnid=vmY4pIVJ3FHe2M:&tbnh=123&tbnw=101&prev=/images%3Fq%3Dt%25C3%25AAtes%2Bde%2Btaureaux%2Bantiques%26hl%3Dfr

xris Wink
Journalisée
« Répondre #10 le: 26 Janvier 2009 à 15:34:35 »
samaki
Invité

Re une synthèse des données archéologiques et archéobiologiques receuillis sur le peuplement du Sahara
Bonne lecture
http://www.afrique-du-nord.com/article.php3?id_article=1107


 Wink
Journalisée
« Répondre #11 le: 28 Janvier 2009 à 15:33:09 »
samaki
Invité

Re En complément une étude surt l'extinction d'une partie de la population de buffles africains durant le mid-holocène soit vers-3000-7000 BP

Mid-Holocene decline in African buffalos inferred from Bayesian coalescent-based analyses of microsatellites and mitochondrial DNA.
Heller R, Lorenzen ED, Okello JB, Masembe C, Siegismund HR.
Department of Biology, University of Copenhagen, Copenhagen Ø, Denmark. rheller@bio.ku.dk

Genetic studies concerned with the demographic history of wildlife species can help elucidate the role of climate change and other forces such as human activity in shaping patterns of divergence and distribution. The African buffalo (Syncerus caffer) declined dramatically during the rinderpest pandemic in the late 1800s, but little is known about the earlier demographic history of the species. We analysed genetic variation at 17 microsatellite loci and a 302-bp fragment of the mitochondrial DNA control region to infer past demographic changes in buffalo populations from East Africa. Two Bayesian coalescent-based methods as well as traditional bottleneck tests were applied to infer detailed dynamics in buffalo demographic history. No clear genetic signature of population declines related to the rinderpest pandemic could be detected. However, Bayesian coalescent modelling detected a strong signal of African buffalo population declines in the order of 75-98%, starting in the mid-Holocene (approximately 3-7000 years ago). The signature of decline was remarkably consistent using two different coalescent-based methods and two types of molecular markers. Exploratory analyses involving various prior assumptions did not seriously affect the magnitude or timing of the inferred population decline. Climate data show that tropical Africa experienced a pronounced transition to a drier climate approximately 4500 years ago, concurrent with the buffalo decline. We therefore propose that the mid-Holocene aridification of East Africa caused a major decline in the effective population size of the buffalo, a species reliant on moist savannah habitat for its existence
 la période humide du Sahara s'éteignant vers -5 000 environ, les représentations montrant hippopotames, girafes et buffles africains sont logiquement antérieures à cette période.
xris Wink
Journalisée
« Répondre #12 le: 28 Janvier 2009 à 15:43:20 »
samaki
Invité

re Une autre étude sur l'origine de la diffusion de l'agriculture aux peuples de l'est de l'Europe
là encore la piste saharienne semble en bonne place
Y-chromosomal evidence of the cultural diffusion of agriculture in southeast Europe.
Battaglia V, Fornarino S, Al-Zahery N, Olivieri A, Pala M, Myres NM, King RJ, Rootsi S, Marjanovic D, Primorac D, Hadziselimovic R, Vidovic S, Drobnic K, Durmishi N, Torroni A, Santachiara-Benerecetti AS, Underhill PA, Semino O.
1Dipartimento di Genetica e Microbiologia, Università di Pavia, Pavia, Italy.


The debate concerning the mechanisms underlying the prehistoric spread of farming to Southeast Europe is framed around the opposing roles of population movement and cultural diffusion. To investigate the possible involvement of local people during the transition of agriculture in the Balkans, we analysed patterns of Y-chromosome diversity in 1206 subjects from 17 population samples, mainly from Southeast Europe. Evidence from three Y-chromosome lineages, I-M423, E-V13 and J-M241, make it possible to distinguish between Holocene Mesolithic forager and subsequent Neolithic range expansions from the eastern Sahara and the Near East, respectively. In particular, whereas the Balkan microsatellite variation associated to J-M241 correlates with the Neolithic period, those related to E-V13 and I-M423 Balkan Y chromosomes are consistent with a late Mesolithic time frame. In addition, the low frequency and variance associated to I-M423 and E-V13 in Anatolia and the Middle East, support an European Mesolithic origin of these two clades. Thus, these Balkan Mesolithic foragers with their own autochthonous genetic signatures, were destined to become the earliest to adopt farming, when it was subsequently introduced by a cadre of migrating farmers from the Near East  . These initial local converted farmers became the principal agents spreading this economy using maritime leapfrog colonization strategies in the Adriatic and transmitting the Neolithic cultural package to other adjacent Mesolithic populations. The ensuing range expansions of E-V13 and I-M423 parallel in space and time the diffusion of Neolithic Impressed Ware, thereby supporting a case of cultural diffusion using genetic evidence.European Journal of Human Genetics advance online publication, 24 December 2008; doi:10.1038/ejhg.2008.249.
xris Wink
Journalisée
« Répondre #13 le: 28 Janvier 2009 à 16:21:17 »
samaki
Invité


Une étude sur la génétique des populations et le flux de gènes d'Asie vers l'Afrique.

A back migration from Asia to sub-Saharan Africa is supported by high-resolution analysis of human Y-chromosome haplotypes.
Cruciani F, Santolamazza P, Shen P, Macaulay V, Moral P, Olckers A, Modiano D, Holmes S, Destro-Bisol G, Coia V, Wallace DC, Oefner PJ, Torroni A, Cavalli-Sforza LL, Scozzari R, Underhill PA.
Dipartimenti di Genetica e Biologia Molecolare, Università La Sapienza, Rome, Italy. fulvio.cruciani@uniroma1.it
The variation of 77 biallelic sites located in the nonrecombining portion of the Y chromosome was examined in 608 male subjects from 22 African populations. This survey revealed a total of 37 binary haplotypes, which were combined with microsatellite polymorphism data to evaluate internal diversities and to estimate coalescence ages of the binary haplotypes. The majority of binary haplotypes showed a nonuniform distribution across the continent. Analysis of molecular variance detected a high level of interpopulation diversity (PhiST=0.342), which appears to be partially related to the geography (PhiCT=0.230). In sub-Saharan Africa, the recent spread of a set of haplotypes partially erased pre-existing diversity, but a high level of population (PhiST=0.332) and geographic (PhiCT=0.179) structuring persists. Correspondence analysis shows that three main clusters of populations can be identified: northern, eastern, and sub-Saharan Africans. Among the latter, the Khoisan, the Pygmies, and the northern Cameroonians are clearly distinct from a tight cluster formed by the Niger-Congo-speaking populations from western, central western, and southern Africa. Phylogeographic analyses suggest that a large component of the present Khoisan gene pool is eastern African in origin and that Asia was the source of a back migration to sub-Saharan Africa. Haplogroup IX Y chromosomes appear to have been involved in such a migration, the traces of which can now be observed mostly in northern Cameroon.

il semble bien que les populations africaines originelles et asiatiques(moyen orientales) aient vu leurs gènes se mélanger.
xris Wink
Journalisée
« Répondre #14 le: 02 Février 2009 à 14:21:03 »
samaki
Invité

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Un parallèlle peut être fait également avec un des mythes grecs de la naissance de L'Europe, le fille du roi de Phénicie,  Europe princesse phénicienne, fille d'Agénor roi de Tyr, se promenant un jour au bord de la mer avec ses compagnes(en Phénicie), fut remarquée par Zeus.  Il s'enflamma devant sa beauté,  se métamorphosa en taureau aux cornes semblables à un croissant de lune et vint se coucher aux pieds de la jeune fille. Celle-ci d'abord effrayée, s'enhardit, caressa l'animal et s'assit sur son dos. Aussitôt le taureau se releva et s'élança vers la mer. Malgré les cris d'Europe, qui se cramponne à ses cornes, le taureau pénétra dans les flots et s'éloigne du rivage. Tous deux parvinrent ainsi jusqu'en Crète où Zeus s'unit à la jeune fille. De ces amours naîtront trois fils : Minos, Sarpédon et Rhadamante.

La suite de cette légende fut la recherche entreprise par les frères d'Europe. Agénor ordonna alors à son fils Cadmos de partir à la recherche de sa sœur, avec défense formelle de revenir tant qu'il ne l'a pas retrouvée. La mère de Cadmos, Téléphassa, et ses deux frères, Thassos et Cilix, l'accompagnèrent ; seul Phœnix resta au pays auprès de son père. Les recherches de Téléphassa et de ses fils furent vaines. Téléphassa mourut de chagrin et ses trois fils, en raison du serment prêté à leur père, n'osèrent pas retourner à Tyr : Thassos s'installa alors dans les îles de Thrace, auxquelles il s'identifia ; Cilix se fixa en Cilicie, dont il fut le fondateur légendaire quant à Cadmos, il débarqua en Grèce où il interrogea l'oracle de Delphes. L'oracle lui conseilla de se laisser guider par une génisse errante, qu'il croiserait à sa sortie du temple, et de fonder une ville à l'endroit même où elle se coucherait épuisée. L'animal conduisit Cadmos au site de Thèbes, où il éleva la citadelle de Cadmée. Toujours dans l'espoir de retrouver sa soeur, Cadmos offrit aux Grecs l'alphabet inventé par les Phéniciens C'est un des mythes fondateurs de la civilisation grec, là encore, je suis étonné de la place centrale qu'occupe le taureau alors que nous savons que dans cette civilisation, la vache n'occupe pas une place fondamentale. de plus, cela est lié par ce mythe de manière indirecte à la fondation de la civilisation grec.
un petit texte d'Herodote relatif à ce sujet

"Pendant le séjour que firent en ce pays les Phéniciens qui avaient accompagné Cadmos, et au nombre desquels étaient les Géphyriens, ils introduirent en Grèce plusieurs connaissances et entre autres des lettres, qui étaient, à mon avis, inconnues auparavant dans ce pays. Ils les employèrent d'abord de la même manière que tous les Phéniciens. Mais dans la suite des temps, ces lettres changèrent avec la langue et prirent une autre forme. Les pays circonvoisins étant alors occupés par les Ioniens, ceux-ci adoptèrent ces lettres, dont les Phéniciens les avaient instruits, mais ils firent quelques légers changements. Ils convenaient de bonne foi et comme le voulait la justice, qu'on leur avait donné le nom de lettres phéniciennes, parce que les Phéniciens les avaient introduites en Grèce". (Hérodote, II, 59).


xris Wink
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