« le: 13 Mars 2009 à 12:14:46 » |
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Eyenga
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Lorsqu'un homme débarque fraîchement dans un territoire étranger il peut être confronté à un fossé culturel, ce fossé peut être à l'origine de développement de troubles du comportement, de psychoses et névroses ou simplement à un défaut d'intégration pouvant conduire à la dépression. Beaucoup de négro-africains sont surpris de voir se développer en eux les sumptômes de cette pathologie la dépression dont ils n'ont pas souvenir avoir jamais été affecté chez eux... Chaton a ouvert un fil sur les statistiques ethniques, restons dans cet esprit,Comment la différence de culture influe t'elle le psychisme et qu'elles remedes?
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Journalisée
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« Répondre #1 le: 13 Mars 2009 à 15:55:59 » |
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Eyenga
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Devant les nombreux problèmes rencontrés par les migrants, une nouvelle discipline est créée: l'ethnopsychiatrie, le psychologue Tobie Nathan la révolutionnera Nathan définissait la culture comme étant " un ensemble de codes et de pratiques qui permet de rendre le monde intelligible et surtout prévisible , de façon à protéger les humains contre la perplexité et la frayeur" Les migrations seraient alors responsables d'une rupture de "l'enveloppe culturelle" ce qui occasionne une fragilisation du psychisme de l'individu, l'abord des individus devrait selon Nathan tenir compte des réalités intrinsèque du migrant, les notions d'envoutement ou de sorcellerie par exemple ne doivent pas être considérées comme erronées, mais comme "réelles" si on veut obtenir le rétablissement du sujet...Ce qui amene une autre question intégration ou communautarisme?
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Journalisée
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« Répondre #2 le: 13 Mars 2009 à 16:12:49 » |
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Chaton
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Devant les nombreux problèmes rencontrés par les migrants, une nouvelle discipline est créée: l'ethnopsychiatrie, le psychologue Tobie Nathan la révolutionnera Nathan définissait la culture comme étant " un ensemble de codes et de pratiques qui permet de rendre le monde intelligible et surtout prévisible , de façon à protéger les humains contre la perplexité et la frayeur" Les migrations seraient alors responsables d'une rupture de "l'enveloppe culturelle" ce qui occasionne une fragilisation du psychisme de l'individu, l'abord des individus devrait selon Nathan tenir compte des réalités intrinsèque du migrant, les notions d'envoutement ou de sorcellerie par exemple ne doivent pas être considérées comme erronées, mais comme "réelles" si on veut obtenir le rétablissement du sujet...Ce qui amene une autre question intégration ou communautarisme?
Vaste programme , ton topic , Eyenga !!!  Les migrants, qui'ils soient dans le sens Sud-Nord ou au contraire Nord-Sud, n'ont-ils pas tendance dans un premier temps à se "regrouper" , à se communautariser, parce q'ils ont perdu certains de leurs repères quotidiens , qu'ils doivent cerner leur nouvel environnement ?
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Journalisée
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« Répondre #3 le: 13 Mars 2009 à 18:05:39 » |
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Eyenga
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j'irais plus loin que toi Chaton, je n'utiliserai pas le mot perdu, mais dénaturé... Perdus quand la société leur laisse le choix du communautarisme, mais dénaturés quand on leur impose l'intégration. Comment un migrant de 1ere génération peut il renier ses dieux, son mode de pensée et s'intégrer dans une société qui ne l'a pas vu grandir sans être destructuré? Comment s'intégrer dans un univers culturel qui considere son mode de pensé comme non raisonnable, incohérent et illogique?
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« Répondre #4 le: 14 Mars 2009 à 08:12:34 » |
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umanqoba
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Lorsqu'un homme débarque fraîchement dans un territoire étranger il peut être confronté à un fossé culturel, ce fossé peut être à l'origine de développement de troubles du comportement, de psychoses et névroses ou simplement à un défaut d'intégration pouvant conduire à la dépression. Beaucoup de négro-africains sont surpris de voir se développer en eux les sumptômes de cette pathologie la dépression dont ils n'ont pas souvenir avoir jamais été affecté chez eux... Chaton a ouvert un fil sur les statistiques ethniques, restons dans cet esprit,Comment la différence de culture influe t'elle le psychisme et qu'elles remedes?
Et bien déja, commencer par accepter cet étât de fait: ça à l'air de tomber sous le sens, mais je ne suis pas sur que tous le monde ait bien intégré cela, que l'immigration est d'abord un traumatisme, un déracinement. Les migrants migrent car ils y sont poussés par leur situation socio-économique (écartons les quelques uns qui viendraient libre de toutes contraintes, même si pour un simple touriste, cet impact psychologique existe: je me souviens d'un reportage sur des touristes japonais en France qui tombaient dans une grande dépression car on les traitait à la française, c'est à dire avec un manque flagrant de courtoisie ce qui est à l'encontre totale de leur culture!  ) et non par envie. Ceci fait, je crois qu'un système d'accueil plus poussé qu'une simple cérémonie comme actuellement en France lors d'une remise de carte serait intéressant. On apprendrait aux migrants certaines règles qu'ils ne peuvent deviner (ce qui les ferait peut être mieux accepter), les différences de cultures qu'il peut exister et voir ce qui est compatible de ce qui ne l'est pas, leur expliquer le système administratif, qui peut les aider, quels services ou associations peuvent leur être utile, ceci combiné avec des cours obligatoires de langues (gratuits), bref tout un ensemble de choses qu'ils doivent savoir pour ne pas être paumés et pour justement éviter le communautarisme vers qui on se tourne évidement quand on est laissé à l'abandon. Certains appelleront cela de l'intégration, moi j'y vois d'abord une aide humaine pour ces personnes. Et puis après tout, le mot intégration ne me fait pas peur. Un point essentiel: certains croient qu'il est de bon ton de tous les envoyer résider à La Courneuve ou Saint Denis en ce qui concerne la France, car comme cela ils seront avec les "leurs", avec des "repères" (discours de gauche voir d'extrême gauche!). C'est la fameuse ghéttoïsation, organisée par ceux qui sont censés la combattre, qui à mon avis produit à long terme plus de problèmes de dépression qu'elle semble en régler au départ, et qui amène justement au communautarisme qui enferme les gens.
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"L'arme la plus puissante entre les mains de l'oppresseur est l'esprit de l'opprimé" Steve Biko
Amandla! Ngawethu!
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« Répondre #5 le: 14 Mars 2009 à 08:15:59 » |
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umanqoba
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Devant les nombreux problèmes rencontrés par les migrants, une nouvelle discipline est créée: l'ethnopsychiatrie, le psychologue Tobie Nathan la révolutionnera Nathan définissait la culture comme étant " un ensemble de codes et de pratiques qui permet de rendre le monde intelligible et surtout prévisible , de façon à protéger les humains contre la perplexité et la frayeur" Les migrations seraient alors responsables d'une rupture de "l'enveloppe culturelle" ce qui occasionne une fragilisation du psychisme de l'individu, l'abord des individus devrait selon Nathan tenir compte des réalités intrinsèque du migrant, les notions d'envoutement ou de sorcellerie par exemple ne doivent pas être considérées comme erronées, mais comme "réelles" si on veut obtenir le rétablissement du sujet...Ce qui amene une autre question intégration ou communautarisme?
Vaste programme , ton topic , Eyenga !!!  Les migrants, qui'ils soient dans le sens Sud-Nord ou au contraire Nord-Sud, n'ont-ils pas tendance dans un premier temps à se "regrouper" , à se communautariser, parce q'ils ont perdu certains de leurs repères quotidiens , qu'ils doivent cerner leur nouvel environnement ? Oui mais parce que justement on les laisse se débrouiller tout seuls avec ce nouvel environnement! Précision: tout ce que j'ai écrit ici et plus haut concernait l'émigration légale. Le cas de l'immigration clandestine, même si elle à les mêmes causes, est évidement plus difficile. Difficile d'apprendre quoi que ce soit à des gens qui doivent se cacher.
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Journalisée
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"L'arme la plus puissante entre les mains de l'oppresseur est l'esprit de l'opprimé" Steve Biko
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« Répondre #6 le: 14 Mars 2009 à 08:53:49 » |
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coqlion
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Des cours gratuits de langue et de citoyenneté (en principe obligatoires pour les non-européens) existent depuis 2004 en Flandre pour les nouveaux arrivants. 80% des personnes ayant suivi ces cours se déclarent satisfaites : ça les a aidé à mieux s'intégrer dans leur nouvel environnement, ça a contribué aussi à créer des liens avec des personnes d'autres communautés et à rompre ainsi la tendance au regroupement. Intégration ne veut pas dire assimilation mais mieux vivre ensemble.
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« Répondre #7 le: 14 Mars 2009 à 15:25:17 » |
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Eyenga
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Le problème Umanqoba c'est que tu lies communauté à ghetto, et que tu refuses de réaliser que c'est la communauté qui aide à l'intégration des enfants des migrants Quoique étant la référence en ethnopsychiatrie en France, Tobie Nathan fut beaucoup critiqué car il faisait une certaine apologie du communautarisme, la communauté restant pour le migrant le lien qui le rattache à son espace culturel original et qui l'évite de sombrer dans la folie. C'est la communauté organisée en associations qui doit apprendre au migrant la nécessité d'apprendre la langue française, les coutumes de ce pays et la nécessité de se conformer aux règles du pays en évitant ainsi une rupture brutale avec son espace culturelle atténuant ainsi les effets de sa migration.
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« Répondre #8 le: 14 Mars 2009 à 21:15:23 » |
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umanqoba
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Le problème Umanqoba c'est que tu lies communauté à ghetto, et que tu refuses de réaliser que c'est la communauté qui aide à l'intégration des enfants des migrants
C'est la communauté organisée en associations qui doit apprendre au migrant la nécessité d'apprendre la langue française, les coutumes de ce pays et la nécessité de se conformer aux règles du pays en évitant ainsi une rupture brutale avec son espace culturelle atténuant ainsi les effets de sa migration.
Oui actuellement c'est le cas, et justement c'est ce que je dénonce! Ce ne devrait pas se passer comme cela! C'est bien ce qu'il faut changer. Cela ne signifie pas évidement oublier ses racines, cela n'interdit pas de participer à des fêtes communautaires, du moment que l'on ne s'y enferme pas!
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« Répondre #9 le: 16 Mars 2009 à 18:50:13 » |
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ziniaré
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j'irais plus loin que toi Chaton, je n'utiliserai pas le mot perdu, mais dénaturé... Perdus quand la société leur laisse le choix du communautarisme, mais dénaturés quand on leur impose l'intégration. Comment un migrant de 1ere génération peut il renier ses dieux, son mode de pensée et s'intégrer dans une société qui ne l'a pas vu grandir sans être destructuré? Comment s'intégrer dans un univers culturel qui considere son mode de pensé comme non raisonnable, incohérent et illogique?
Et comment faire intégrer aux migrants que certaines pratiques relevant de leur culture sont bonnes,et d'autres condamnables ? Ca explique surement ce besoin communautaire et j'approuve assez l'analyse d'Uman dans la nécessité d'un accompagnement du pays d'accueil,en respectant la spécificité de chaque culture L'idéal serait un accompagement mixte (un représentant du pays d'accueil,un représentant du pays d'origine du migrant )
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« Répondre #10 le: 16 Mars 2009 à 20:15:31 » |
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Eyenga
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j'irais plus loin que toi Chaton, je n'utiliserai pas le mot perdu, mais dénaturé... Perdus quand la société leur laisse le choix du communautarisme, mais dénaturés quand on leur impose l'intégration. Comment un migrant de 1ere génération peut il renier ses dieux, son mode de pensée et s'intégrer dans une société qui ne l'a pas vu grandir sans être destructuré? Comment s'intégrer dans un univers culturel qui considere son mode de pensé comme non raisonnable, incohérent et illogique?
Et comment faire intégrer aux migrants que certaines pratiques relevant de leur culture sont bonnes,et d'autres condamnables ? Le but n'est pas la, le but est que les migrants de 1ere génération en arrivant trouve un accueil qui leur paraisse familier et qui permette secondairement à leur descendance de s'intégrer, car l'intégration ne concerne pas les migrants de 1ere génération Ca explique surement ce besoin communautaire et j'approuve assez l'analyse d'Uman dans la nécessité d'un accompagnement du pays d'accueil,en respectant la spécificité de chaque culture L'idéal serait un accompagement mixte (un représentant du pays d'accueil,un représentant du pays d'origine du migrant )
L'idéal est un encadrement par des personnes issus de la diversité mais intégrés
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Journalisée
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« Répondre #11 le: 16 Mars 2009 à 22:50:51 » |
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umanqoba
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L'idéal serait un accompagement mixte (un représentant du pays d'accueil,un représentant du pays d'origine du migrant )
Idée intéressante!
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Journalisée
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"L'arme la plus puissante entre les mains de l'oppresseur est l'esprit de l'opprimé" Steve Biko
Amandla! Ngawethu!
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« Répondre #12 le: 16 Mars 2009 à 22:53:03 » |
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umanqoba
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l'intégration ne concerne pas les migrants de 1ere génération
Et pourquoi pas? A l'heure actuelle tu as raison, mais cela ne peut il changer? Est ce souhaitable? Je réponds oui. Pour eux tout d'abord.
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Journalisée
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"L'arme la plus puissante entre les mains de l'oppresseur est l'esprit de l'opprimé" Steve Biko
Amandla! Ngawethu!
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« Répondre #13 le: 17 Mars 2009 à 20:16:15 » |
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« Répondre #14 le: 20 Mars 2009 à 23:36:12 » |
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Eyenga
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Voici une étude faite au Canada sur une population de migrants de 1ere et 2eme génération, qui montre que la pensée politique qui veut l'intégration absolue n'est pas forcément en accord avec la pensée scientifique qui prone la conservation des racines culturelles
Le travail auprès des jeunes issus de l’immigration nécessite des aménagements du cadre clinique afin de pouvoir prendre en compte les enjeux identitaires spécifiques qui sont les leurs, en particulier au moment de l’adolescence. Nous nommons « pédopsychiatrie culturellement sensible » ce réaménagement de la pratique clinique qui, tout en s’inscrivant dans le contexte d’une clinique de pédopsychiatrie générale, s’inspire de divers concepts et méthodes développés en ethnopsychiatrie afin de prendre en compte les variables culturelles. Dans ce texte, nous revenons sur quelques-unes des notions développées autour des enjeux du passage à l’adolescence pour ces jeunes, en particulier les défis associés à la construction identitaire. Nous présentons ensuite une situation clinique illustrant une prise en charge qui se veut sensible aux aspects culturels. Dans ce cas, le travail développé avec la famille a mis en évidence des carences sévères dans la transmission de la culture et de la mémoire familiale, avec un discours parental marqué par les blancs et les absences. Cette transmission « en négatif » de l’héritage nous est apparue à l’origine des fragilités présentées et ont amené l’équipe clinique à solliciter activement le discours familial autour des éléments culturels d’origine en utilisant des objets concrets pour supporter la pensée et les mots. Nous appelons ce travail, qui tient compte des éléments culturels qui sont réintroduits à petites doses à partir du dehors, « le travail de la culture à l’envers ». S. de Plaen "Les jeunes issus de l’immigration et le travail de la culture « à l’envers »" Neuropsychiatrie de l'Enfance et de l'Adolescence, Volume 56, Issues 4-5, June-July 2008, Pages 211-214
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Journalisée
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